Modélisation des risques phytosanitaires liés à des espèces exotiques

Le problème

La présence en Amérique du Nord du longicorne étoilé (Anoplophora glabripennis) et du longicorne brun de l'épinette (Tetropium fuscum) a retenu l'attention et ravivé l'intérêt porté au problème des espèces exotiques dans les forêts canadiennes. Les insectes et les maladies exotiques sont depuis longtemps un fléau dans les forêts du Canada. Certaines espèces non indigènes (p. ex., brûlure du châtaignier, rouille vésiculeuse du pin blanc, maladie hollandaise de l'orme, moules zébrées, grande lamproie marine, salicaire commune) ont causé d'énormes pertes économiques. À n'en pas douter, la plupart des gens ne réalisent pas que nombre d'insectes et de maladies causant des pertes économiques ne sont pas indigènes. Ces ravageurs sont devenus une réalité du quotidien.

Des chercheurs du Centre de foresterie des Grands Lacs (Sault Ste. Maire) du Service canadien des forêts ont construit un modèle spatial pour renforcer et améliorer les capacités d'évaluation des risques liés aux des espèces exotiques. Le cadre de modélisation fait appel à un système d'information géographique, à de nouveaux modèles du climat continental, à des analyses bioclimatiques de l'aire potentielle de répartition des espèces, à des prévisions du climat futur et à l'intégration de données avec l'Inventaire forestier national pour évaluer de façon générale les risques d'ordre économique et écologique. Nous espérons qu'une meilleure capacité d'évaluation spatiale des risques étayera les efforts en matière d'élaboration de politiques, de recherches et de surveillance.

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