Publications du Service canadien des forêts

Efficacy of aerial applications of Bacillus thuringiensis Berliner and tebufenozide against the eastern hemlock looper (Lepidoptera: Geometridae) 1997. West, R.J.; Thompson, D.G.; Sundaram, K.M.S.; Sundaram, A.; Retnakaran, A.; Mickle, R.E. The Canadian Entomologist 129: 613-626.

Année : 1997

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 6219

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

On a procédé à l’épandage aérien de la préparation de l’hormone synthétique de mue des insectes, le tébufénozide (MIMIC 240LV), et de deux formulations aqueuses de Bacillus thuringiensis, sous-espèce kurstaki, soit l’ABG6387 et l’ABG6414, sur des peuplements commerciaux de sapins baumiers infestés par l’arpenteuse de la pruche, qui avaient fait l’objet d’une éclaircie au préalable. On a effectué une application de MIMIC à raison de 65,1 g ai dans 1,86 L/ha, et deux autres applications à raison de 33,4 à 35,4 g ai dans 1,91 à 2,02 L/ha. Les formulations du B. thuringiensis ont été appliquées deux fois à raison de 19,3 à 24,1 milliards d’unités internationales (MUI) dans 1,54 à 1,93 L/ha pour ce qui est de l’ABG6387 et de 33,2 à 36,0 MUI dans 1,67 à 1,80 L/ha pour ce qui est de l’ABG6414.

On a constaté des diminutions allant de 3 à 93% dans les 9 à 11 jours qui ont suivi le traitement, et de 8 à 100% après 3 semaines, dans 9 des 10 parcelles traitées à l’aide d’une seule application de MIMIC. Dans les parcelles qui ont été traitées deux fois au moyen de la dose plus faible de MIMIC, les populations de larves ont en général diminué de plus de 50% dans les 9 à 11 jours qui ont suivi le traitement, et de plus de 60% 3 semaines après l’application du produit. Pour ce qui est des deux traitements exécutés à l’aide de MIMIC, la faible utilité de l’intervention dans certaines parcelles était clairement liée au fait que la quantité d’ingrédients actifs qui s’étaient déposés sur le feuillage était peu élevée. Dans l’ensemble, les résultats laissent supposer qu’il est impossible de lutter de façon acceptable contre l’arpenteuse de la pruche lorsque la quantité de tébufénozide que se dépose sur le feuillage est inférieure à 1,5 ug/g. La réduction des populations de chrysalides obtenue grâce au traitement variait de 8 à 99% dans les parcelles traitées à l’aide d’une seule application, et de 76 à 100% dans les parcelles ayant reçu une demi-dose deux fois. Les relevés effectués au sol concernant la défoliation après le traitement ont indiqué que cette dernière atteignait de 10 à 51% (feuillage âgé d’un an) et de 0 à 16% (feuillage de l’année courante) dans les parcelles traitées une fois, et de 1 à 33% (feuillage âgé d’un an) et de 0 à 8% (feuillage de l’année courante) dans les parcelles qui avaient reçu deux applicatins d’une demi-dose. De 35 à 65% du feuillage âgé d’un an, et de 15 à 39% du feuillage de l’année courante était défolié dans les parcelles témoins non traitées.

Les réductions obtenues au moyen de l’ABG6385 allaient de 27 à 91% 10 jours après la première application, de 73 à 99% 8 jours après la seconde application, et de 90 à 100% pour ce qui est des chrysalides. Dans les parcelles traitées à l’aide de l’ABG6414, les populations de larves ont diminué de 76 à 93% 10 jours après la première application, et de 98 à 100% 7 jours après la seconde application. Aucune chrysalide n’a été récupérée dans les parcelles traitées au moyen de l’ABG6414. Le relevé effectué au sol en ce qui concerne la défoliation a indiqué que cette dernière atteignait moins de 5% dans les parcelles qui avaient fait l’objet d’un traitement à l’ABG6387 et à l’ABG6414, par comparaison à la défoliatino relevées dans les parcelles témoins, qui touchait de 10 à 29% du feuillage âgé d’un an, et de 8 à 12% du feuillage de l’année courante.