Publications du Service canadien des forêts

The spruce budworm in Newfoundland: history, status and control. 1978. Otvos, I.S.; Moody, B.H. Fisheries and Environment Canada, Canadian Forest Service, Newfoundland Forest Research Centre, St. Johns, NF. Information Report N-X-150. 76 p.

Année : 1978

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 5274

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (St. John's - Terre-Neuve et Labrador)

Disponibilité au SCF : Non disponible (cliquer pour plus de détails)

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Résumé

Sur l'Ile de Terre-Neuve des infestations de tordeuses des bourgeons d'épinettes ont été enregistrées depuis 1942. Les infestations antérieures à l'épidémie actuelle étaient petites, ne duraient que quelques années et disparaissaient sand causer de domages significatifs. La fin de ces infestations étaient dues à des facteurs naturels: température, parasites, maladie et inanition.

L'épidémie courante a commencé en 1972 et a atteint une étendue et une intensité sans précédent; en 1977 elle couvrait 90% des forêts productives de l'Ile et a causé une mortalité d'arbres estimée à 5 100 000 m3. On ne peut pas évaluer encore vraiment l'impact de la tordeuse sur nos forêts, étant donné que l'épidémie est encore en progrès et que les arbres vont continuer à mourir pendant encore au moins 3 ans une vois que l'épidémie aura cessé.

La biologie et les habitudes de la tordeuse de Terre-Neuve sont semblables à ce qu'on retrouve dans les autres régions de l'est de l'Amérique du Nord; sauf qu'ici, le développement pendant le cycle biologique est retardé de 2 à 3 semaines et une proportion beaucoup plus faible de larves attaquent les vieilles aiguilles. Parmi les facteurs naturels qui aident à contrôler la tordeuse des bougeons d'epinettes à Terre-Neuve, la température est probablement le plus important. Les autres facteurs de contrôle, tels que les parasites et les prédateurs, n'ont pu à eux seuls enrayer les épidémies.

Pour le moment, l'application aérienne d'insecticides chimiques est le seul moyen efficace de réduire sur de grandes étendues, la défoliation et la mortalité des arbres dues à la tordeuse. Ces applications n'enrayent pas complètement la tordeuse mais elles en réduisent les populations et empêchent les arbres de mourir. Cependant, les insecticides chimiques affectent d'autres organismes et ils peuvent aussi prolonger la durée des épidémies.

Il existe plusieurs méthodes de rechange pour le contrôle chimique. Cependant, aucune d'elles n'est encore prête à être utilisée à grande échelle. L'insecticide microbien, Bacillus thuringiensis est le moyen le plus à point; cependant, plus de recherche doit y être consacrée pour en améliorer l'efficacité.

La tordeuse des bourgeons d'épinettes fait partie intégrante de l'écosystème forestier et à long terme, l'approche d'un contrôle intégré semble la plus prometteuse. Ceci peut comprendre l'application d'insecticides chimiques sur les peuplements de grande valeur, la récupération des peuplements endommagés, la réduction de la prédisposition des peuplements à la tordeuse par les méthodes sylvicoles et l'application d'autres méthodes de contrôle à mesure qu'elles deviendront praticables.