Publications du Service canadien des forêts

Genetics of Cronartium ribicola. IV. Population structure in western North America. 1998. Kinloch, B.B.; Westfall, R.D.; White, E.E.; Gitzendanner, M.A.; Dupper, G.E.; Foord, B.M.; Hodgskiss, P.D. Canadian Journal of Botany 76: 91-98.

Année : 1998

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 4992

La langue : Anglais

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Résumé

À l'aide de l'analyse isozymique, de l'amplification aléatoire de l'ADN (RAPD) et de marqueurs issus du polymorphisme de la longueur des fragments de restriction (RFLP) obtenus à partir de clones haploïdes en culture, les auteurs ont évalué les paramètres génétiques des populations dans six populations de Cronartium ribicola dans l'ouest de l'Amérique du nord, allant de la Colombie canadienne au sud de la Sierra Nevada, ainsi que dans deux groupes externes de l'est de l'Amérique du nord. La diversité est faible, avec seulement 8% de polymorphisme dans les 212 marqueurs identifiés. Chaque lieu polymorphique ne comporte que deux allèles, excepté pour un marqueur RFLP du complexe rADN avec de multiples allèles, résultant d'un nombre variables de répétitions en tandem. L'hétérozygocité attendue dans la population, évaluée à partir de téliospores diploïdes, n'est que de 0,025. Les trois types de marqueur sont fortement congruents les uns avec les autres pour ces paramètres. Cependant, les populations sont hautement différenciées les unes par rapport aux autres; la proportion de la variation totale attribuable aux différences entre les populations est 0,205. L'analyse statistique multivariée ainsi que différents algorithmes de regroupement basés sur des suppositions évolutives contrastées (dérive, mutation) montrent tous des similarités et des différences entre les populations. Les distances génétiques ne sont pas associées aux distances géographiques; les populations de l'ouest, séparées de quelques kilomètres, sont souvent plus distantes les unes des autres génétiquement qu'elle ne le sont des populations de l'est situées a l'autre extrémité du continent. L'absence de patron dans le paysage de cette métapopulation est congruente avec les aspects du cycle vial et le comportement épidémiologique du pathogène, chez lequel la dérive génétique semble jouer un rôle majeure.