Publications du Service canadien des forêts

Soil microbial activity at high levels of carbon monoxide. 1991. Hendrickson, O.Q.; Kubiseski, T. Journal of Environmental Quality 20(3): 675-678.

Année : 1991

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 4467

La langue : Anglais

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Résumé

Les sols sont un important puits pour le monoxyde de carbone de l'atmosphère (CO), qui est absorbé par des processus microbiens. Dans cette étude, on mesure le taux de disparition du CO pendant une période de 24 h afin de quantifier les taux d'absorption possibles du CO (Vmax) pour divers sols et traitements du sol. Après l'ajout de CO à 2,0 kPa à la phase gazeuse au-dessus de sol forestier, on a observé une diminution linéaire de ce gaz pendant 24 h, ce qui semble indiquer l'existence d'une réaction d'ordre zéro ou d'une réaction en conditions de saturation. Les quantités de CO dans un sol chauffé en autoclave restaient constantes. Pour les sols des forêts, des pelouses et des jardins, elles étaient comprises entre 0,56 et 7,41, 0,39 et 0,80, ainsi que 0,17 et 0,19 mg de carbone à l'état de CO/kg-1 de sol sec h-1, respectivement. On a réduit de façon significative la capacité du sol routier à absorber le CO par une période d'incubation de 19 j à des teneurs ambiantes en CO, mais on l'a augmentée de dix fois par des expositions répétées à une pression de 2 kPa de CO. Cet effet positif de l'exposition à long terme au CO indique que des organismes autotrophes (les carboxydobactéries) étaient actives dans le sol routier, ce qui n'excluait toutefois pas la possibilité de la présence d'organismes hétérotrophes, qui oxydent le CO par des processus cométaboliques. Un rapport étroit entre la consommation de CO et la teneur en matières organiques du sol (respiration du sol) semblait indiquer que les taux potentiels élevés de consommation de CO par le sol dans des milieux non pollués peuvent refléter l'exposition microbienne au CO endogène provenant de l'oxydation abiotique des composés carbonés du sol. Les sols forestiers à horizons organiques de surface intacts pourraient être des puits assez actifs pour le CO.