Publications du Service canadien des forêts

Taxonomic, temporal, and spatial variation in the dynamics of High-Arctic arthropod populations. 2020. Høye, T.T.; Loboda, S.; Koltz, A.M.; Gillespie, M.A.K.; Bowden, J.J.; Schmidt, N.M. bioRxiv

Année : 2020

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 40611

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1101/2020.04.27.052795

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Résumé

Les séries chronologiques de données sur les populations d’arthropodes sont essentielles à la compréhension de l’ampleur et de l’orientation des changements dans leur abondance ainsi que des facteurs de changement. Cependant, la plupart des programmes de surveillance des arthropodes sont de courte durée, et leur résolution taxonomique et leur couverture spatiale sont limitées. La façon dont la dynamique des populations varie entre les taxons et les habitats demeure donc mal comprise. Les données de surveillance recueillies dans l’Arctique sont particulièrement sous-représentées; elles sont pourtant importantes pour l’évaluation des changements dans l’abondance des espèces. En effet, plusieurs des facteurs anthropiques de changement qui sont présents dans d’autres régions sont absents des régions polaires. Dans la présente étude, nous nous fondons sur 24 ans de données sur l’abondance des arthropodes recueillies à Zackenberg, dans le Haut-Arctique groenlandais – le plus ancien programme de surveillance des arthropodes dans l’Arctique – pour étudier les tendances temporelles de leur abondance. En dépit d’un fort signal de réchauffement de la température de l’air, nous n’avons observé chez la plupart des taxons que de faibles tendances temporelles de l’abondance des arthropodes. Ces tendances sont plus marquées dans la dernière décennie, pour laquelle les analyses des points de changement semblent indiquer des dynamiques non linéaires distinctes au sein de certains groupes fonctionnels, comme les prédateurs et les détritivores. Malgré la présence d’une corrélation entre l’abondance de plusieurs taxons, nous avons détecté des corrélations tant positives que négatives. Ce résultat porte à croire que même si le réseau trophique arctique est relativement simple, de multiples processus influent sur les populations d’arthropodes. Finalement, nous avons constaté des différences claires entre certaines espèces appartenant à la même famille d’arthropodes, ce qui indique qu’une absence apparente de changement dans l’abondance à des niveaux taxonomiques plus élevés ou au sein de groupes fonctionnels plus vastes peut masquer d’importantes tendances par espèce. Nos résultats confirment la nécessité de réaliser plus de travaux de recherche fondamentale sur le cycle vital, l’écologie et l’adaptation des espèces d’arthropodes afin de mieux comprendre leur sensibilité aux changements globaux.

Résumé en langage clair et simple

Les arthropodes terrestres (insectes et araignées) remplissent de nombreuses fonctions essentielles dans les écosystèmes et constituent d’excellents indicateurs des changements environnementaux en raison de leur physiologie, de la courte durée d’une génération et de leur abondance. L’Arctique subit des changements climatiques rapides, mais peu d’impacts directs des activités humaines y ont été observés. Ce biome est donc idéal pour étudier comment les populations d’arthropodes changent en réaction aux changements climatiques. Nous avons utilisé l’ensemble de données normalisé le plus complet qui était disponible sur les arthropodes de l’Arctique pour évaluer la variabilité de populations des groupes d’arthropodes les plus communs dans la région à divers niveaux taxonomiques sur 24 ans. Nos résultats semblent indiquer que les tendances temporelles des populations d’arthropodes sont moins claires dans l’Arctique que ce qui a été montré dans d’autres études réalisées en région tempérée. De plus, même si l’abondance de certains groupes d’arthropodes est à la baisse, particulièrement depuis les dernières décennies, les tendances des populations varient considérablement d’une période, d’un taxon et d’un habitat à l’autre.