Publications du Service canadien des forêts

Interactive effects of water and CO2, on light response efficiency and gas exchange traits in pine and spruce species. 2020. Major, J.E.; Mosseler. A. Canadian Journal of Forest Research 50(11)

Année : 2020

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 40592

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjfr-2019-0437

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Résumé

Les courbes de réponse photosynthétique à la lumière ont été paramétrées pour huit espèces appartenant à deux genres, Pinus et Picea, cultivées selon un plan factoriel comprenant deux traitements de CO2 atmosphérique et deux traitements d’humidité du sol. Les quatre espèces de pins et trois espèces d’épicéas sont des espèces indigènes de l’est de l’Amérique du Nord et la quatrième espèce d’épicéa, l’épicéa commun (Picea abies (L.) Karst.), est originaire de l’Europe. Il y avait une interaction significative entre le genre et le CO2 dans le cas du rendement quantique apparent (RQA): le RQA des épicéas était plus élevé dans le traitement à la concentration ambiante de CO2 (aCO2) que s’ils étaient exposés à une plus grande concentration de CO2 (eCO2), mais le RQA des pins restait le même. Dans le traitement émulant une sécheresse (SE), le RQA diminuait chez les deux genres. L’assimilation à saturation lumineuse (Alsat) était plus élevée chez les épicéas que chez les pins et elle diminuait chez les deux genres dans les traitements eCO2 et SE. L’efficience de l’utilisation de l’eau était plus élevée chez les pins que chez les épicéas et plus élevée chez les pins et inchangée chez les épicéas dans le traitement SE. L’examen de la variation (%) du RQA et de l’Alsat entre les traitements aCO2 et eCO2 suggère une relation positive significative avec la stimulation de la croissance de la biomasse (%) chez l’ensemble des espèces. Ces relations supportent la théorie de la régulation par l’effet de puits (croissance de la biomasse) des caractères associés à l’assimilation et aussi mettent en évidence l’importance de l’azote dans les aiguilles. Nos résultats en réaction aux traitements eCO2 et SE suggèrent d’évoluer vers une utilisation accrue des pins en aménagement forestier dans l’est de l’Amérique du Nord. [Traduit par la Rédaction]

Résumé en langage clair et simple

Des courbes de réaction photosynthétique à la lumière, mesurée à des concentrations ambiantes de CO2 (CO2a), ont été paramétrées pour huit espèces appartenant à deux genres, Pinus et Picea, cultivées selon un plan factoriel comprenant deux traitements de CO2 atmosphérique et deux traitements d’humidité du sol. Les espèces étudiées étaient l’épinette blanche, l’épinette noire, l’épinette rouge et l’épinette de Norvège; et le pin blanc, le pin rouge, le pin gris et le pin rigide. Chez les épinettes, des caractéristiques clés du rendement de la réaction à la lumière diminuaient à des concentrations élevées de CO2, mais pas chez les pins. Dans le traitement émulant une sécheresse, le rendement de la réaction à la lumière diminuait chez les deux genres. Cependant, l’efficience d’utilisation de l’eau était plus élevée chez les pins que chez les épinettes; dans le traitement émulant une sécheresse, elle était plus élevée chez les pins et demeurait inchangée chez les épinettes. Lors du passage à des concentrations élevées de CO2, nous avons observé une relation positive significative entre les changements dans les caractéristiques clés de la réaction à la lumière et la stimulation de la production de biomasse. Nos résultats concernant la réaction des arbres aux concentrations élevées de CO2 et à la sécheresse laissent entrevoir une utilisation accrue des pins dans l’aménagement des forêts de l’Est de l’Amérique du Nord.