Publications du Service canadien des forêts

Impact of Horizontal Edge-Interior and Vertical Canopy-Understory Gradients on the Abundance and Diversity of Bark and Wood boring Beetles in Survey Traps. 2020. Sweeney, J.; Hughes, C.; Webster, V.; Kostanowicz, C.; Webster, R.; Mayo, P.; Allison, J.D. Insects 11 (9).

Année : 2020

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 40544

La langue : Anglais

Disponibilité : Non disponible (cliquer pour plus de détails)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.3390/insects11090573

† Ce site peut exiger des frais.

Sélectionner

Résumé

Les pièges-écrans appâtés avec des substances sémiochimiques sont d’importants outils permettant de recueillir de l’information sur la présence ou l’absence de populations d’insectes forestiers et leur dynamique. Le rendement de ces outils varie selon l’emplacement des pièges le long de gradients horizontaux (lisière–intérieur de la forêt) et verticaux (sous-étage–couvert forestier). Par conséquent, l’élaboration de programmes de relevé et de détection nécessite la mise au point non seulement de pièges et d’appâts sémiochimiques efficaces, mais également de protocoles de déploiement pour guider leur utilisation. Nous avons réalisé des expériences de piégeage sur le terrain pour étudier l’incidence des gradients horizontaux (lisière–intérieur) et verticaux (sous-étage–couvert forestier) et leurs interactions avec la diversité et l’abondance des espèces de Buprestidés, de Cérambycidés et de Curculionidés. Les deux gradients ont eu une forte incidence sur la diversité et l’abondance des trois familles recueillies dans les pièges, et la tendance des effets des gradients était différente d’une expérience à l’autre. Dans la première expérience, des pièges ont été déployés le long de transects comprenant de grandes trouées forestières (>100 m), tandis que dans la deuxième expérience, les pièges traversaient de petites trouées forestières (environ 15 m). Ces résultats cadrent bien avec l’hypothèse voulant que les effets des gradients sur l’abondance et la diversité de ces trois familles de coléoptères forestiers dépendent du contexte. Les résultats de cette étude laissent à penser que les programmes de surveillance des scolytes et des coléoptères xylophages devraient comprendre la pose de pièges le long des gradients verticaux (sous-étage–couvert forestier) et horizontaux (lisière–intérieur).

Résumé en langage clair et simple

Des pièges appâtés avec des attractants sexuels et des odeurs végétales sont employés par des organismes de réglementation pour détecter la présence d’insectes forestiers exotiques envahissants qui pourraient être introduits par l’importation de biens en provenance de l’étranger. Le rendement de ces relevés varie non seulement en fonction du type de pièges et d’attractants utilisés, mais également en fonction de l’endroit où sont posés les pièges aux sites de relevé. Nous avons analysé l’incidence de la position des pièges le long de gradients forestiers horizontaux (par rapport à la lisière de la forêt) et verticaux (couvert forestier ou sous-étage) sur la diversité et l’abondance des espèces de scolytes et de coléoptères xylophages détectées. La position tant horizontale que verticale des pièges a eu une incidence sur leur rendement, mais les tendances variaient parmi les taxons et dépendaient du contexte. Par exemple, des buprestes ont été détectés surtout dans les pièges du couvert forestier, sans égard à leur position horizontale, tandis que des scolytes et des scolytes du bois ont été détectés principalement dans les pièges du sous-étage posés le long de la lisière de la forêt. Pour une détection précoce optimale de scolytes et de coléoptères xylophages potentiellement envahissants lors des relevés, il faudrait placer des pièges à de nombreux endroits le long des gradients horizontaux et verticaux.