Publications du Service canadien des forêts

Bee foraging preferences on three willow (Salix) species: effects of species, plant sex, sampling day, and time of day. 2020. Mosseler, A.; Major, J.E.; Ostaff, D.P.; Ascher, J.S. Annals of Applied Biology 177 (3): 333-345.

Année : 2020

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 40538

La langue : Anglais

Disponibilité : Non disponible (cliquer pour plus de détails)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : https://doi.org/10.1111/aab.12621

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Résumé

Notre objectif était de déterminer comment les préférences des abeilles qui butinent les saules dioïques varient en fonction du sexe de la plante, du moment de la journée et de la date d’observation dans plusieurs sites et pour différentes espèces de saules. Une expérience réalisée en milieux semblables visant à étudier les habitudes de visites diurnes des abeilles du genre Andrena (andrènes) a montré que ces abeilles ont une forte préférence pour les saules mâles : 87 % des visites ont eu lieu sur des plantes mâles de Salix eriocephala (ERI), et 71 %, sur des plantes mâles de S. interior (INT). L’interaction importante entre le sexe de la plante et le moment de la journée n’est pas le résultat d’un changement de la préférence des abeilles pour un certain sexe au cours d’une partie de la journée, mais plutôt le résultat de changements diurnes de l’ampleur de la préférence des andrènes pour les saules mâles. Le taux de visites des chatons mâles était le plus élevé le matin et en début d’après midi et atteignait son maximum vers midi. Le taux de visites des chatons femelles était relativement uniforme et moins élevé durant la journée. Aucune interaction entre la date d’observation et le sexe de la plante ou entre la date d’observation, le sexe de la plante et l’espèce de saule n’a été constatée dans le cadre d’un essai sur le terrain à grande échelle réalisé à l’emplacement d’une ancienne mine de charbon, qui abritait les espèces S. cordata (COR), ERI et INT. Cette constatation indique qu’il n’y a pas de comportement relatif au changement de la préférence pour un certain sexe en fonction de la date d’observation pour les trois espèces de saules. Le taux de visite des plantes mâles était le plus élevé la première journée d’observation et a diminué de façon continue jusqu’au quatrième et dernier jour d’observation. Sur le site d’une mine, 17 des 25 espèces d’abeilles (Apoïdés) qui ont été identifiées étaient des andrènes; elles représentaient 92 % des 744 abeilles capturées alors qu’elles butinaient des chatons de saule. De plus, les abeilles appartenant à la superfamille des Apoïdés observées et capturées alors qu’elles visitaient des saules en fleurs ont affiché une préférence pour les plantes mâles dans une proportion de 83 % dans le cas de l’ERI, de 72 % dans le cas de l’INT et de 91 % dans le cas du COR. Nous examinons les possibilités de favoriser l’utilisation de populations d’abeilles indigènes pour augmenter la pollinisation des cultures commerciales de fruits et de baies grâce à l’utilisation de saules comme sources naturelles de pollen et de nectar, ce qui permettrait ainsi de réduire les coûts de production découlant de l’importation annuelle d’abeilles commerciales.

Résumé en langage clair et simple

Notre objectif était de déterminer comment les préférences des abeilles qui butinent les saules dioïques varient en fonction du sexe de la plante, du moment de la journée et de la date d’observation dans plusieurs sites et pour différentes espèces de saules. Une expérience réalisée en milieux semblables visant à étudier les habitudes de visite diurnes des abeilles du genre Andrena (andrènes) a montré que ces abeilles ont une forte préférence pour les saules mâles. Le taux de visites des chatons mâles était le plus élevé le matin et en début d’après midi et atteignait son maximum vers midi. Le taux de visites des chatons femelles était relativement uniforme et moins élevé durant la journée. Sur le site d’une mine, 17 des 25 espèces d’abeilles (Apoïdés) qui ont été identifiées étaient des andrènes; elles représentaient 92 % des 744 abeilles capturées alors qu’elles butinaient des chatons de saule. De plus, les abeilles appartenant à la superfamille des Apoïdés observées et capturées alors qu’elles visitaient des saules en fleurs ont affiché une préférence pour les plantes mâles dans une proportion de 83 %, de 72 % et de 91 % dans les cas de Salix eriocephala, S. interior et S. cordata, respectivement. Nous examinons les possibilités de favoriser l’utilisation de populations d’abeilles indigènes pour augmenter la pollinisation des cultures commerciales de fruits et de baies grâce à l’utilisation de saules comme sources naturelles de pollen et de nectar, ce qui permettrait ainsi de réduire les coûts de production découlant de l’importation annuelle d’abeilles commerciales.