Publications du Service canadien des forêts

Dendrochronological reconstruction of spruce budworm (Choristoneura fumiferana) outbreaks in southern Quebec for the last 400 years. 2012. Boulanger, Y.; Arseneault, D.; Morin, H.; Jardon, Y.; Bertrand, P.; Dagneau C. Can. J. For. Res. 42: 1264-1276.

Année : 2012

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39792

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/X2012-069

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Résumé

Les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana (Clemens)) (TBE) tendent à être plus fréquentes, sévères et synchrones depuis le début du 20e siècle. Cependant, peu d’études ont analysé les variations à long terme (>200 ans) de la dynamique épidémique de la TBE. Nous avons reconstitué l’historique des épidémies de TBE dans le nord de la forêt tempérée au sud du Québec en utilisant du matériel dendrochronologique provenant de bâtiments patrimoniaux et de vieux peuplements forestiers. Notre chronologie régionale (1551–1995) constitue l’un des plus longs historiques d’épidémies d’insectes jamais reconstitués en Amérique du Nord et l’un de ceux qui sont basés sur le plus grand nombre de répétitions. Neuf épidémies potentielles ont été identifiées à l’échelle régionale (1976–1991, 1946–1959, 1915–1929, 1872–1903, 1807–1817, 1754–1765, 1706–1717, 1664–1670 et 1630–1638), en plus de trois autres épidémies incertaines (1647–1661, 1606–1619 et 1564–1578). Ces résultats indiquent que le sud du Québec était propice au développement d’épidémies fréquentes et synchrones au cours des derniers 400 ans. Bien que la fréquence des épidémies ait été plus élevée au 20e siècle (environ 30 ans) que pendant la période 1660–1850 (environ 50 ans), une fréquence similaire ou plus élevée aurait caractérisée la période antérieure à 1660 (environ 28 ans). Aucun indice ne suggère que la récente dynamique des épidémies de TBE dans la forêt tempérée excède sa variabilité naturelle des derniers 400 ans. Les études antérieures basées sur des arbres vivants ont pu sous-estimer la fréquence et le synchronisme des épidémies antérieures au 20e siècle.