Publications du Service canadien des forêts

Increased reliance of stream macroinvertebrates on terrestrial food sources linked to forest management intensity. 2019. Erdozain, M.; Kidd, K.; Kreutzweiser, D.P.; Sibley, P. Ecological Applications 29(4): e01889.

Année : 2019

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 39785

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé en langage clair et simple

Cette étude a été menée dans la forêt du ruisseau Black au Nouveau‑Brunswick. On a utilisé des techniques d’analyse des isotopes stables pour établir les influences de la gestion forestière sur la structure du réseau trophique et le fonctionnement des flux forestiers. Il s’agit d’une méthode avancée d’évaluation de la durabilité de la gestion forestière. La production aquatique primaire a contribué de manière significative à la biomasse des invertébrés dans ces bassins de tête, au contraire de ce que la littérature prédisait. Toutefois, la contribution des algues aux réseaux trophiques a diminué avec l’intensification de la gestion forestière (densité routière et sédiments connexes, cations et carbones contenus dans l’eau et humification de la matière organique dissoute). La dominance des conifères a quant à elle été accentuée, alors que l’ouverture du couvert forestier a diminué. Cette tendance était probablement due à une augmentation du volume de matière terrestre organique et inorganique (dissoute et en suspension) dans les zones où la récolte était plus intense et la densité routière supérieure, ce qui a entraîné une hausse des biofilms hétérotrophiques. Dans l’ensemble, cela suggère qu’il est possible que les perturbations des bassins occasionnées par les mesures de gestion forestière affecte la structure des réseaux trophiques des ruisseaux en modifiant des flux énergétiques, et ce malgré la présence de zones tampons riveraines. On peut déduire de ces observations qu’un renforcement de la protection devrait se concentrer sur la réduction de la perturbation des sols dans les zones avec une connexion hydrologique directe aux ruisseaux et du volume de matière dissoute et particulaire provenant des routes et des passages de cours d’eau dans les bassins faisant l’objet d’une gestion intensive.