Publications du Service canadien des forêts

Chronic fertilization and irrigation gradually and increasingly restructure grassland communities. 2019. Kimmel, K.; Dee, L.; Tilman, D.; Aubin, I.; Boenisch, G.; Catford, J.A.; Kattge, J.; Weiher, E.; Isbell, F. Ecosphere 10(3): Article e02625.

Année : 2019

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 39650

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1002/ecs2.2625

† Ce site peut exiger des frais.

Sélectionner

Résumé en langage clair et simple

L’ajout de ressources telles que l’engrais et l’eau d’irrigation peut mener à une restructuration importante des communautés en modifiant les espèces présentes et leurs caractéristiques, même lorsque la richesse globale des espèces représentées demeure inchangée. La compréhension des effets sur la structure de la communauté végétale permettra de mieux comprendre les questions relatives à la gestion et la possibilité de repérer les prémices éventuelles de changements à venir. Nous nous appuyons ici sur une étude à long terme pour comprendre les effets de dix ans de fertilisation et d’irrigation sur les communautés végétales des prairies. Malgré la multiplication des espèces dans les parcelles fertilisées au cours de la première année, les parcelles uniquement fertilisées ou uniquement irriguées ont connu un appauvrissement du nombre d’espèces et de leurs caractéristiques avant la fin de la période de dix ans. Toutefois, on n’a observé aucuns effets cumulatifs de l’association de la fertilisation et de l’irrigation. Comme dans le cadre d’études précédentes similaires, la fertilisation a eu des effets continus sur la diversité des espèces, mais ses effets sur la structure de la communauté ont été progressifs. Par ailleurs, la multiplication des espèces peut servir d’indicateur précoce de changements inverses à venir dans la communauté. Globalement, les effets de la fertilisation comme de l’irrigation chroniques sur la structure des communautés ont tendance à être continus, mais leur envergure peut varier grandement en fonction des aspects étudiés. La compréhension des réactions des communautés dont les ressources sont limitées aux changements chroniques de leurs ressources peut contribuer à l’élaboration de stratégies de gestion permettant de mieux protéger la structure et le fonctionnement des communautés.