Publications du Service canadien des forêts

Coppice growth responses of two North American willows (Salix spp.) in acidic clay deposits on coal mine overburden. 2014. Mosseler, A.; Major, J.E. Canadian Journal of Plant Science 94(7) : 1269-1279.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 39592

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé en langage clair et simple

Les plantes doivent souvent vivre dans des milieux sous-optimaux, mais les sites miniers gravement perturbés tels que les vastes déblais des mines de charbon du centre du Nouveau-Brunswick peuvent être particulièrement hostiles. À ces endroits, les saules se sont révélés être des envahisseurs et des colonisateurs très efficaces. Deux saules d’Amérique du Nord, le Salix discolor Muhl. (DIS) et le S. eriocephala Michx. (ERI), ont été artificiellement établis dans le cadre d’essais en sites communs dans deux sites adjacents de déblais de mines de charbon : l’un présentant une forte teneur en argile et un faible pH (3,6), l’autre étant constitué de morts-terrains de schiste, qui dominent cette ancienne mine de charbon, et présentant un pH neutre (6,8). Les deux essences ont présenté une grande variation des concentrations foliaires de nutriments et de métaux lourds en fonction du génotype. De plus, certains clones de DIS et d’ERI dans le site acide présentaient des concentrations foliaires de fer et d’aluminium jusqu’à 16 fois plus élevées que chez les clones se trouvant dans les morts-terrains adjacents. Une sélection par essence et par génotype pourrait se révéler utile pour les activités de restauration visant à réduire la concentration de certains métaux dans les sites miniers abandonnés. Des résultats ont montré que la plus grande acidité du site argileux rendait les métaux plus mobiles et plus facilement absorbés par les plantes. Malgré l’absorption et l’accumulation d’une grande quantité de métaux par les plantes, les saules ne présentaient aucun signe foliaire d’intoxication. Les efforts de phytoremédiation visant à restaurer des sites miniers potentiellement toxiques exigent des plantes pouvant résister aux conditions imposées par la rigueur et la toxicité de ces milieux. L’importante variation observée entre les 15 clones testés de ces deux essences laisse croire que la sélection et l’amélioration génétique, dans le but d’obtenir des clones possédant des capacités particulières d’absorption des métaux lourds dans des sites miniers modérément contaminés, seraient une voie prometteuse, surtout dans le cas de l’ERI, qui peut absorber de grandes concentrations de métaux sans montrer d’effet nocif sur la croissance.