Publications du Service canadien des forêts

Interactive effects of CO2 and soil water treatments on growth and biomass allocation in pines and spruces. 2019. Major, J.E., and Mosseler, A. Forest Ecology and Management 442: 21–33.

Année : 2019

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 39567

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.foreco.2019.03.056

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Résumé en langage clair et simple

La croissance, les composantes de la croissance et la répartition de la biomasse ont été quantifiées chez huit espèces appartenant à deux genres importants sur le plan commercial, Pinus et Picea. L’expérience reposait sur un plan factoriel de 2 × 2 combinant le CO2 atmosphérique et le stress hydrique du sol. Quatre espèces de pins et trois espèces d’épinettes étaient indigènes de l’est de l’Amérique du Nord; la quatrième espèce d’épinette, l’épinette de Norvège (NS : P. abies), est originaire d’Europe, mais est utilisée pour le reboisement dans le nord-est de l’Amérique du Nord. La réponse des pins en termes de hauteur, de diamètre basal et de biomasse totale était souvent plus de deux fois supérieure à celle des épinettes en conditions de concentrations élevées de CO2 (CO2e). Une interaction importante espèce × CO2 pour la biomasse totale découlait de la réponse différentielle des espèces aux conditions de CO2e : le Pinus rigida présentait la plus forte stimulation de la biomasse (59 %), suivi du P. resinosa (39 %), du P. strobus (26 %) et du P. banksiana (19 %). Parmi les épinettes, le Picea glauca présentait la plus forte réponse (30 %) et le P. mariana, la plus faible réponse en conditions de CO2e (5 %). Dans l'ensemble, le stress hydrique du sol a entraîné une réduction de la productivité totale de 12 %, la plupart des pins ont connu une plus forte croissance sous l'effet du stress hydrique, et le NS et le BS ont bien poussé. La masse des aiguilles en pourcentage était moindre en conditions de CO2e, ce qui n’était pas directement attribuable au CO2e, mais plutôt à des changements ontologiques. Si l'on tient compte de la taille, la biomasse d’aiguilles des pins était 20 % plus importante que celle des épinettes, mais la relation avec la biomasse totale était négative. Une comparaison de la biomasse totale en conditions de CO2e et en conditions de CO2a par espèce a montré que, dans l'ensemble, plus la masse de l'espèce est importante, plus le gain de masse en conditions de CO2e est important et plus la perte de masse en conditions de sécheresse est importante. De plus, les résultats obtenus pour les épinettes appuient fortement la théorie selon laquelle les espèces de fin de succession ont une plus forte réaction de croissance en conditions de CO2e que les espèces de début ou de milieu de succession. L’utilisation d'espèces diversifiées pour le reboisement contribuerait à adapter l'aménagement forestier aux nombreuses incertitudes quant aux environnements et aux marchés futurs. Les résultats obtenus sur les réactions des épinettes et des pins aux conditions de CO2e et au stress hydrique indiquent toutefois qu’il serait approprié d’utiliser davantage de pins pour l’aménagement forestier et le reboisement.