Publications du Service canadien des forêts

Phytoremediation efficacy of Salix discolor and S. eriocephela on adjacent acidic clay and shale overburden on a former mine site: growth, soil, and foliage traits. 2017. Mosseler, A.; Major, J.E. Forests 8(12): 475.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 39564

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé en langage clair et simple

Les plantes doivent souvent vivre dans des environnements moins favorables, mais les sites miniers gravement perturbés tels que les vastes déblais des mines de charbon du centre du Nouveau-Brunswick peuvent être particulièrement hostiles. À ces endroits, les saules se sont révélés être des envahisseurs et des colonisateurs très efficaces. Un essai en site commun, avec deux essences de saule d’Amérique du Nord (Salix discolor Muhl. [DIS] et S. eriocephala Michx. [ERI]), a donc été établi artificiellement sur deux sites adjacents de déblais de mines de charbon : le premier avait une haute teneur en argile et un pH très bas (3,6); l’autre était constitué de morts-terrains de schiste à pH neutre (6,8). Les deux essences ont présenté une grande variation des concentrations foliaires en métaux lourds en fonction du génotype. De plus, certains clones de DIS et ERI présentaient des concentrations foliaires en fer et en aluminium dans le site acide jusqu’à 16 fois plus élevées que celles dans les morts-terrains adjacents. Une sélection par essence et génotype pourrait se révéler utile aux activités de restauration visant à réduire la concentration de certains métaux dans les sites miniers abandonnés. Des résultats ont montré que la plus grande acidité du site argileux rendait les métaux plus mobiles et plus facilement absorbés par les plantes. Malgré l’absorption et l’accumulation d’une grande quantité de métaux par les plantes, celles-ci ne présentaient aucun signe foliaire d’intoxication. Les efforts de phytoremédiation visant à restaurer des sites miniers potentiellement toxiques exigent des plantes qui peuvent résister aux conditions imposées par la rigueur et la toxicité de ces environnements. L’importante variation observée entre les quinze clones testés de ces deux essences laisse penser que la sélection et l’amélioration génétique, dans le but d’obtenir des clones possédant des capacités particulières d’absorption des métaux lourds dans des sites miniers modérément contaminés, seraient une voie prometteuse, ce qui est surtout dans le cas de l’ERI, qui peut absorber de grandes concentrations de métaux sans manifester d’effet nocif sur la croissance.