Publications du Service canadien des forêts

Tree rings provide no evidence of a CO₂ fertilization effect in old subalpine forests of western Canada. 2018. Hararuk, O.; Campbell, E.M.; Antos, J.A.; Parish, R. Glob Change Biol. 25:1222–1234.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 39553

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1111/gcb.14561

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Résumé en langage clair et simple

Les concentrations atmosphériques de CO2 sont aujourd’hui 1,7 fois plus élevées que les valeurs préindustrielles. Bien que l’on suppose que les taux de photosynthèse augmentent en réponse à l’augmentation des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, les résultats des expériences in situ ne sont pas cohérents et ne permettent pas de conclure à un effet de fertilisation de la croissance des arbres par le CO2. Les données des cernes des arbres fournissent un enregistrement historique de la productivité des arbres qui peut être utilisé pour évaluer les réponses à long terme de la croissance des arbres. Nous utilisons les données des cernes des arbres des forêts subalpines anciennes de l’ouest du Canada qui n’ont pas subi de perturbation dans le remplacement des peuplements depuis des centaines d’années afin de déterminer si la croissance a augmenté au cours des 19e et 20e siècles. Notre échantillon se compose de 5 858 arbres appartenant à cinq espèces réparties sur deux sites dans la zone côtière et deux dans le climat continental de l’intérieur. Nous avons calculé les augmentations annuelles de la surface terrière des arbres, ajusté ces augmentations en fonction de la taille et de l’âge des arbres, et vérifié s’il existait une tendance temporelle détectable dans la croissance des arbres au cours des 19e et 20e siècles. Nous avons trouvé un schéma similaire dans les tendances de croissance du 20e siècle pour toutes les espèces sur tous les sites. La croissance au cours du 19e siècle était principalement stable ou en augmentation, à l’exception d’un des sites côtiers, où la croissance des arbres était légèrement en baisse, tandis que la croissance au cours du 20e siècle a constamment diminué. La diminution inattendue de la croissance au cours du 20e siècle indique qu’il n’y a pas eu d’effet de fertilisation du CO2 sur la photosynthèse. Nous avons comparé les tendances de croissance de nos quatre sites aux tendances simulées par sept modèles du système terrestre, et nous avons constaté que la plupart des modèles ne prévoyaient pas ces baisses de croissance. Dans l’ensemble, nos résultats indiquent qu’il est peu probable que ces forêts anciennes augmentent leur capacité de stockage du carbone en réponse à l’augmentation du CO2 atmosphérique, et donc qu’elles ne contribuent pas de manière substantielle à la compensation des futures émissions de carbone.