Publications du Service canadien des forêts

Influence of fire and harvest severity on understory plant communities. 2019. Jean, M.; Lafleur, B.; Fenton, N.J.; Paré, D.; Bergeron, Y. For. Ecol. Manage. 436: 88-104.

Année : 2019

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39475

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.foreco.2019.01.004

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Abstract

Dans la région de la forêt boréale qui fait l’objet d’une gestion dans l’est de l’Amérique du Nord, l’exploitation forestière a remplacé le feu de forêt comme principal agent perturbateur. À cet endroit, une grande partie du bois d’œuvre est récoltée dans des forêts susceptibles d’accumuler une épaisse couche de Sphagnum qui contribue à réduire la productivité de la forêt (ce processus s’appelle paludification). Dans un tel contexte, il est impératif de comprendre comment le type et la gravité des perturbations du sol peuvent influer par la suite sur les caractéristiques du micro-habitat et la composition de la végétation de sous-étage pour favoriser une bonne gestion forestière. Différentes techniques de gestion ont été utilisées, telles que la coupe écologique, la coupe à blanc ainsi que les récoltes d’hiver et d’été, ces techniques été associées à diverses répercussions sur les sols et la régénération de la forêt. Dans le cadre de la présente étude, nous avons utilisé 55 sites représentant un gradient de gravité de perturbation du sol par récolte (hiver et été) et par feu (intensité faible et élevée) afin de comparer leur incidence sur la composition des végétaux de sous-étage de la ceinture d’argile de l’est du Canada. La composition des végétaux de sous-étage (plantes vasculaires, bryophytes et lichens) a été évaluée à chacun des sites. Nous avons constaté une forte réponse des végétaux à la gravité globale représentée par le type de perturbation (coupe écologique, coupe à blanc et feu de forêt), mais une faible incidence associée aux perturbations à petite échelle (récole d’hiver ou d’été, perturbation de faible ou de forte intensité), et ce, pour chaque type de perturbation. Les différences dans la composition des végétaux se reflétaient dans l’abondance des divers types fonctionnels de plantes, les espèces envahissantes étant plus fréquentes dans les sites exploités, les espèces endurantes étant communes à toutes zones ayant connu des perturbations à l’exception de celles atteintes par des incendies de forte intensité, et les espèces qui évitent les perturbations étant plus fréquentes dans les sites plus anciens. Les communautés de sous-étages dans les sites exploités (< 40 ans) étaient semblables aux communautés typiques d’anciens sites touchés par des feux de forêt naturels (feux de faible intensité datant de 75 à 100 ans ou feux de forte intensité datant de 200 ans) sur le plan de la composition et de l’abondance d’espèces de Sphagnum. Afin de maintenir la productivité forestière à long terme et de gérer les forêts de manière à reproduire le plus fidèlement possible les conditions après un feu de forêt, les activités d’exploitation devraient viser à accroître les perturbations des sols, par exemple en ayant recours au brûlage dirigé, dans la région de la ceinture d’argile de l’est de l’Amérique du Nord.