Publications du Service canadien des forêts

Root system origin and structure influence planting shock of black spruce seedlings in boreal microsites. 2019. Pernot, C.; Thiffault, N.; DesRochers, A. For. Ecol. Manag. 433: 594-605.

Année : 2019

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39426

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1016/j.foreco.2018.11.043

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Résumé

Le choc de plantation peut durer plusieurs années pendant lesquelles la croissance des semis peut ralentir considérablement. Cette durée dépend du temps nécessaire au système racinaire pour s’acclimater à son nouvel environnement. Nous avons émis l’hypothèse selon laquelle les caractéristiques du système racinaire constituent des facteurs importants pour l’établissement de semis d’épinettes noires (Picea mariana [Mill.] BSP). Pour tester cette hypothèse, nous avons comparé la croissance et la physiologie de trois types de stock : les semis en conteneur, avec un système racinaire initial dense limité au volume de la motte racinaire; des semis en conteneur profondément plantés, la tige étant enterrée pendant la production pour développer des systèmes de racines denses et adventives; et les semis à racines nues, avec un système racinaire initial moins développé, mais sans restriction. Les trois types de stock ont été plantés dans trois microsites caractéristiques des zones de reboisement situées dans la forêt boréale de l’est du Canada : (1) sols minéraux dénudés; (2) en présence d’arbustes de la famille des éricacées; ou (3) en présence d’espèces de Sphagnum et d’éricacées. Un engrais azoté étiqueté a été ajouté à la moitié des semis afin de comparer l’assimilation de l’azote. Nous avons mesuré la croissance des semis (hauteur, diamètre, biomasse aérienne et souterraine), l’apport nutritif (y compris l’absorption de 15N) et la discrimination isotopique du carbone 13 (δ13C - indicateur de stress hydrique) à la fin de la deuxième période de végétation. Sauf au niveau de la racine, il y avait peu d’interactions entre les types de stock et les microsites. Pour les microsites fertilisés, nous pensons que les éricacées ont absorbé la plupart des éléments nutritifs ajoutés, car les semis plantés directement dans un sol minéral ont été associés à des accroissements en hauteur et en diamètre supérieurs à ceux des semis plantés dans des zones avec végétation concurrente. Dans des microsites non fertilisés, les espèces de Sphagnum et d’éricacées ont eu des effets négatifs importants sur la croissance des semis. Pour le type de stock, la présence d’une motte racinaire a permis aux semis en conteneur plantés profondément d’avoir un δ13C inférieur, ce qui suggère un stress hydrique moindre par rapport aux semis à racines nues. Le fort développement initial du système racinaire des semis en conteneur a entraîné une plus grande biomasse totale. Nous avons émis l’hypothèse selon laquelle la présence de racines adventives dans les semis profondément plantés avait une influence positive sur l’absorption des nutriments, en particulier l’azote. La disponibilité nutritive étant l’un des facteurs les plus restrictifs de la forêt boréale, nous suggérons d’utiliser des semis en conteneur plantés profondément pour atténuer le stress associé à ladite plantation.

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