Publications du Service canadien des forêts

Developing trapping protocols for wood boring beetles associated with broadleaf trees. 2018. Rassati, D.; Marini, L.; Marchioro, M.; Rapuzzi, P.; Magnani, G.; Poloni, R.; Di Giovanni, F.; Mayo, P.; Sweeney, J.D. _Journal of Pest Science _ (online early)

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 39421

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : doi.org/10.1007/s10340-018-0984-y

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Abstract

Les longicornes et les buprestes sont souvent transportés d’un continent à l’autre à l’intérieur de matériaux ligneux. Même si des protocoles fiables existent pour les espèces liées aux conifères, l’augmentation des importations à partir des tropiques et l’utilisation de bois de feuillus dans les matériaux d’emballage en bois massif nécessitent des protocoles de piégeage efficaces également pour les espèces liées aux feuillus. Dans le but de répondre à ce besoin, nous avons évalué l’effet des appâts (éthanol c. plusieurs appâts), de la couleur des pièges (vert c. mauve) et de la hauteur à laquelle les pièges sont installés (sous étage c. couvert) sur les communautés de longicornes et de buprestes recueillis dans les pièges installés dans deux différents types de peuplements forestiers dominés par des feuillus (forêt naturelle c. plantation). Huit pièges à 12 entonnoirs ont été installés à 17 endroits dans le nord-est de l’Italie, selon une conception complètement aléatoire. L’utilisation de plusieurs appâts s’est avérée plus efficace que l’éthanol pour détecter la plupart des longicornes au niveau de l’espèce et de la sous famille (à l’exception des Lepturinés), mais n’a eu aucun effet sur la détection des buprestes. La couleur des pièges a eu une incidence à la fois sur les buprestes (meilleurs résultats pour le vert que le mauve) et les longicornes (différentes réactions parmi les sous familles). La richesse et/ou l’abondance des espèces des deux familles étaient plus grandes dans le couvert que dans le sous étage, mais les tendances étaient plus hétérogènes aux niveaux taxinomiques inférieurs (c.-à-d. un effet sur les Cérambycinés et les Lepturinés, mais pas sur les Lamiinés). En général, nous avons démontré que les pièges verts à multiples entonnoirs et à plusieurs appâts installés dans le couvert pourraient constituer un protocole de piégeage efficace pour la détection précoce des espèces européennes de longicornes et de buprestes. Toutefois, dans les cas où le budget le permet, l’utilisation supplémentaire, mais dans une moindre mesure, d’autres combinaisons devrait être prise en considération. Ces renseignements peuvent accroître l’efficacité des programmes de détection précoce exécutés par des pays non européens.

Résumé en langage clair et simple

Des scolytes et des coléoptères xylophages d’Asie et d’Europe sont encore parfois introduits au Canada par l’entremise de matériaux d’emballage en bois transportés par des navires porte­conteneurs, et certaines de ces espèces deviennent ici des ravageurs forestiers envahissants, par exemple l’agrile du frêne. Plus nous détectons ces insectes introduits rapidement, plus nous sommes susceptibles d’atténuer les dommages qu’ils peuvent causer, en éradiquant leur population ou en freinant leur propagation. Nous avons réalisé des essais de piégeage en Italie et avons montré qu’il est possible de maximiser le nombre total d’espèces de coléoptères xylophages détectées au moyen de pièges en installant des pièges verts dans le houppier des arbres et des pièges violets au niveau du sous-étage. L’application de ces résultats dans le cadre d’études annuelles devrait permettre d’améliorer la détection précoce des espèces exotiques introduites.