Publications du Service canadien des forêts

Pheromone-enhanced lure blends and multiple trap heights improve detection of bark and wood-boring beetles potentially moved in solid wood packaging. 2018. Flaherty, L.; Gutowski, J.M.; Hughes, C.; Mayo, P.; Mokrzycki, T.; Pohl, G.; Silk, P.; Van Rooyen, K.; Sweeney, J.D. Journal of Pest Science (online early)

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 39420

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : https://doi.org/10.1007/s10340-018-1019-4

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Résumé

Les coléoptères exotiques qui s’attaquent à l’écorce et au bois des arbres (Cérambycidés, Buprestidés, Curculionidés [Scolytinés]) comptent parmi les ravageurs forestiers les plus dommageables, et les espèces justiciables de quarantaine sont fréquemment transportées d’un continent à l’autre. Il est primordial de détecter rapidement les espèces potentiellement envahissantes afin de les gérer de manière efficace. Bien que les méthodes de surveillance actuelles aient permis d’intercepter de nombreuses espèces, elles n’ont pas permis de détecter d’autres espèces qui sont par la suite devenues d’importants ravageurs. Nous avons évalué les effets de la hauteur à laquelle les pièges sont installés (couvert c. sous étage) et du type d’appât (substances volatiles émises par l’hôte c. combinaisons de plusieurs appâts englobant des substances volatiles émises par l’hôte et des phéromones) sur l’efficacité de détection des coléoptères qui s’attaquent à l’écorce et au bois des arbres, dans le but d’améliorer les programmes de surveillance. L’ajout de phéromones aux pièges appâtés à l’aide de substances volatiles émises par l’hôte vient accroître le nombre d’espèces détectées, mais le rendement des appâts (nombre moyen de captures, taux de détection) variait selon les espèces. Les effets de la hauteur à laquelle les pièges sont installés variaient également selon les taxons; certaines espèces étaient plus souvent détectées dans le sous étage (p. ex. les Scolytinés) et d’autres, principalement dans le couvert (p. ex. les Cérambycidés). Les assemblages d’espèces dans les pièges différaient entre le couvert et le sous étage, mais également selon les types d’appâts. Le nombre d’espèces ciblées détectées était accru par l’utilisation de combinaisons de différents appâts renforcés par des phéromones et par l’installation de pièges à la fois dans le couvert et le sous étage. L’application de ces résultats devrait améliorer la rapidité de détection des espèces exotiques couramment transportées d’un continent à l’autre dans les matériaux d’emballage et les produits de bois.

Résumé en langage clair et simple

Des scolytes et des coléoptères xylophages d’Asie et d’Europe sont encore parfois introduits au Canada par l’entremise de matériaux d’emballage en bois transportés par des navires porte­conteneurs, et certaines de ces espèces deviennent ici des ravageurs forestiers envahissants, par exemple l’agrile du frêne. Plus nous détectons ces insectes introduits rapidement, plus nous sommes susceptibles d’atténuer les dommages qu’ils peuvent causer, en éradiquant leur population ou en freinant leur propagation. Nous montrons ici que l’ajout de phéromones de longicornes dans des pièges installés dans la partie supérieure du houppier des arbres ainsi qu’au niveau du sous-étage permet de maximiser le nombre d’espèces détectées grâce à ces pièges. L’application de ces résultats dans le cadre d’études annuelles devrait permettre d’améliorer la détection précoce des espèces exotiques introduites.

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