Publications du Service canadien des forêts

Catchment‐scale shifts in the magnitude and partitioning of carbon export in response to changing hydrologic connectivity in a northern hardwood forest. 2018. Senar, O.E.; Webster, K.L.; Creed, I.F. Journal of Geophysical Research: Biogeosciences 123(8): 2337-2352.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 39380

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1029/2018JG004468

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Résumé en langage clair et simple

L’évolution de la connectivité hydrologique a des répercussions sur la capacité d’emmagasinage du carbone organique des sols forestiers. On a supposé que la connectivité hydrologique (transfert de matière et d’énergie par l’eau entre différents endroits) permettait de répartir les sorts du carbone des sols aquatiques et atmosphériques. D’après les résultats d’une étude de cinq ans réalisée dans un bassin versant de forêts de feuillis nordique, la connectivité hydrologique avait eu à la fois des répercussions sur l’ampleur et le sort des exportations de carbone. L’exportation de carbone atmosphérique était la principale voie d’exportation du bassin versant; son taux était régulé par la position topographique (c.-à-d. les hautes terres, les écotones, les zones humides) mais les exportations étaient renforcées ou restreintes par les changements survenus dans l’humidité des sols et la connectivité hydrologique. Une plus grande humidité des sols a réduit le flux de CO2 des écotones et des terres humides là où la respiration microbienne est limitée en oxygène, tandis qu’une grande sécheresse qui a diminué la connectivité hydrologique a augmenté le flux de CO2 en allégeant les limites d’oxygène. Par contre, l’exportation de carbone aquatique était une voie d'exportation mineure du bassin versant et était induite par la connectivité hydrologique, avec une exportation moindre de carbone au cours d’années de libération relativement faible. Les tendances antérieures suggèrent une évolution vers un climat plus chaud et des changements dans le temps, la durée et l’intensité de la connectivité hydrologique, ce qui entraîne une hausse des exportations annuelles de carbone atmosphérique mais une baisse des exportations annuelles du carbone aquatique, en dépit de l’intensification des tempêtes automnales. La hausse des exportations de carbone atmosphérique crée une rétroaction positive pour le réchauffement climatique, ce qui perturbera davantage la connectivité hydrologique et l’exportation de carbone aquatique, avec des conséquences pour les lacs et les cours d’eau d’aval.

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