Publications du Service canadien des forêts

Comparing the efficacy of various aerial spraying scenarios using Bacillus thuringiensis to protect trees from spruce budworm defoliation. 2019. Fuentealba, A.; Dupont, A.; Hébert, C.; Berthiaume, R.; Quezada-García, R.; Bauce, É. For. Ecol. Manag. 432: 1013-1021.

Année : 2019

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39373

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1016/j.foreco.2018.10.034

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Résumé

La pulvérisation aérienne à grande échelle contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana (Clemens)) (TBE) avec l’insecticide biologique Bacillus thuringiensis ssp. kurstaki (Btk) vise à maintenir les arbres en vie pendant les épidémies. On pense que cet objectif est atteint lorsque ≥ 50 % du feuillage de l’année en cours est préservé jusqu’à la fin de l’épidémie. Cet objectif de protection est associé à une faible mortalité du sapin baumier (Abies balsamea [L.] Mill.). Cependant, on ignore si cette approche est toujours nécessaire ou si des interventions moins fréquentes pourraient donner des résultats similaires à moindre coût. Entre 2010 et 2016, nous avons mené des expériences sur le terrain dans la région de la Côte-Nord au Québec afin de déterminer l’efficacité de cinq scénarios de pulvérisation de Btk différents pour protéger le sapin baumier, l’épinette blanche (Picea glauca [Moench] Voss) et l’épinette noire (P. mariana [Mill.] BSP) dans des peuplements mélangés. Nous avons utilisé la capacité photosynthétique résiduelle (CPR) pour évaluer l’efficacité des cinq scénarios. La CPR permet de prendre en compte l’impact de la défoliation de la TBE sur l’apport du feuillage à l’effort photosynthétique des arbres sur plusieurs années, et peut être utilisée comme indicateur du risque de mortalité des arbres. Nous avons émis l’hypothèse selon laquelle des applications de Btk moins fréquentes pourraient maintenir le niveau de CPR requis pour maintenir les arbres en vie. Nos résultats montrent que les zones non protégées ont subi de grandes pertes en matière de CPR chez le sapin baumier et l’épinette blanche. Les applications de Btk tous les 3 ans ont maintenu le CPR au-dessus de 50 % pendant 2 ans chez le sapin baumier et pour une période de 4 ans chez l’épinette blanche. Les pertes en matière de CPR étaient supérieures à 62 % après 4 ans chez les deux espèces. La stratégie actuellement utilisée au Québec (pulvériser chaque année après une première année de défoliation modérée ou sévère) et le scénario de protection intensive (applications annuelles de Btk) répondent aux objectifs de protection de ces hôtes. Cependant, leur coût empêche leur application à grande échelle. Les applications de Btk tous les deux ans semblent constituer une solution de rechange pertinente à la stratégie actuelle de protection des peuplements de sapin baumier et d’épinette blanche, compte tenu du niveau de protection adéquat fourni (capacité photosynthétique résiduelle supérieure à 39 %) et de la réduction du nombre d’applications de Btk requises (36 % moins d’applications sur une période de 7 ans, permettant de réduire le coût de l’ordre de 36 %), surtout si l’objectif est de maintenir les arbres en vie. L’épinette noire a maintenu au moins 54 % de sa CPR, même sans protection. L’application de Btk tous les trois ans pourrait constituer une solution de rechange valable pour réduire les pertes de croissance dans les peuplements dominés par l’épinette noire. Le recours à différents scénarios de pulvérisation pourrait nous permettre d’élaborer des stratégies de traitement rentables pour protéger les forêts du Québec.

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