Publications du Service canadien des forêts

Calicioid diversity in humid inland British Columbia may increase into the 5th century after stand initiation. 2018. Goward, T.; Arsenault, A. The Lichenologist 50(5): 555-569.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 39369

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : https://doi.org/10.1017/S0024282918000324

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Résumé

Le maintien de la biodiversité dans les zones forestières aménagées nécessite une connaissance poussée des besoins écologiques des organismes spécialisés associés aux principaux microhabitats. Dans le cadre de cette étude, nous examinons la relation existant entre 37 espèces calicioïdes épiphytes lichénisées et non lichénisées et l’âge du peuplement ainsi que le type de substrat pour sept paires de peuplements forestiers de milieu de succession (70 à 165 ans) et de vieux peuplements (220 à 470 ans), dans la région humide du centre-est de la Colombie Britannique. Selon notre inventaire de huit espèces d’arbres hôtes, la diversité totale des espèces calicioïdes et la richesse spécifique moyenne sont plus élevées dans les vieux peuplements, douze espèces n’ayant pas été trouvées et neuf autres espèces étant beaucoup moins communes dans les peuplements de milieu de succession. Le Thuja plicata est de loin l’espèce qui héberge la plus grande diversité totale d’espèces calicioïdes, avec 31 espèces sur 37, principalement associées aux arbres très âgés. Surtout en raison du recrutement tardif des espèces calicioïdes lignicoles, la richesse en espèces calicioïdes à l’échelle du peuplement continue d’augmenter au cours du cinquième siècle suivant l’établissement du peuplement. Notre étude a permis de dégager deux grandes conclusions concernant le maintien de la biodiversité dans les forêts aménagées : premièrement, la richesse en espèces calicioïdes à l’échelle du peuplement augmente légèrement pendant au moins trois siècles après l’atteinte du stade de forêt âgée; deuxièmement, les arbres et les chicots restants qui persistent dans les peuplements de milieu de succession en régénération améliorent la diversité globale en espèces calicioïdes. Ces résultats suggèrent que les très vieilles forêts (les forêts « anciennes ») pourraient jouer un rôle important dans le maintien à long terme de la richesse en espèces calicioïdes, ce qui donne à penser que la pratique courante consistant à regrouper en une seule catégorie de vieille forêt toutes les forêts qui dépassent un âge donné n’est pas défendable sur le plan écologie pour tous les groupes taxonomiques.

Résumé en langage clair et simple

Le maintien de la biodiversité dans les zones forestières aménagées nécessite une connaissance poussée des besoins écologiques des organismes spécialisés associés aux principaux microhabitats. Dans le cadre de cette étude, nous examinons la relation existant entre 37 espèces calicioïdes épiphytes lichénisées et non lichénisées et l’âge du peuplement ainsi que le type de substrat pour sept paires de peuplements forestiers de milieu de succession (70 à 165 ans) et de vieux peuplements (220 à 470 ans), dans la région humide du centre-est de la Colombie Britannique. Selon notre inventaire de huit espèces d’arbres hôtes, la diversité totale des espèces calicioïdes et la richesse spécifique moyenne sont plus élevées dans les vieux peuplements, douze espèces n’ayant pas été trouvées et neuf autres espèces étant beaucoup moins communes dans les peuplements de milieu de succession. Le Thuja plicata est de loin l’espèce qui héberge la plus grande diversité totale d’espèces calicioïdes, avec 31 espèces sur 37, principalement associées aux arbres très âgés. Surtout en raison du recrutement tardif des espèces calicioïdes lignicoles, la richesse en espèces calicioïdes à l’échelle du peuplement continue d’augmenter au cours du cinquième siècle suivant l’établissement du peuplement. Notre étude a permis de dégager deux grandes conclusions concernant le maintien de la biodiversité dans les forêts aménagées : premièrement, la richesse en espèces calicioïdes à l’échelle du peuplement augmente légèrement pendant au moins trois siècles après l’atteinte du stade de forêt âgée; deuxièmement, les arbres et les chicots restants qui persistent dans les peuplements de milieu de succession en régénération améliorent la diversité globale en espèces calicioïdes. Ces résultats suggèrent que les très vieilles forêts (les forêts « anciennes ») pourraient jouer un rôle important dans le maintien à long terme de la richesse en espèces calicioïdes, ce qui donne à penser que la pratique courante consistant à regrouper en une seule catégorie de vieille forêt toutes les forêts qui dépassent un âge donné n’est pas défendable sur le plan écologie pour tous les groupes taxonomiques.

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