Publications du Service canadien des forêts

Drivers of postfire soil organic carbon accumulation in the boreal forest. 2018. Andrieux, B.; Beguin, J.; Bergeron, Y.; Grondin, P.; Paré, D. Glob. Change Biol. 24: 4797-4815.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39348

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1111/gcb.14365

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Abstract

L’accumulation de carbone dans le sol est régie par des interactions complexes entre les facteurs abiotiques et biotiques. Notre étude visait à cerner les principaux facteurs d’accumulation du carbone dans le sol de la forêt boréale de l’est de l’Amérique du Nord. Les réservoirs de carbone de l’écosystème ont été mesurés dans 72 sites où un incendie est survenu il y a 2 à 314 ans dans une vaste région au sein de laquelle la variation totale globale (Δ) de la température moyenne annuelle est de 3 °C et celle des précipitations totales, de 500 mm. Nous avons appliqué un ensemble d’hypothèses multidimensionnelles a priori causales pour mesurer l’influence du temps écoulé depuis le dernier feu (TDF), du climat, de la physico‐chimie du sol et de la présence dominante des bryophytes sur l’accumulation de carbone organique dans les sols forestiers. Jusqu’à 50 % de la variabilité globale du modèle est attribuable à l’intégration des effets directs et indirects des variables abiotiques et biotiques. Les principaux facteurs directs favorisant le stockage du carbone dans le sol étaient les suivants : TDF > dominance des bryophytes dans l’horizon FH et la teneur en oxydes métalliques > pH du sol minéral. Seuls les paramètres climatiques liés à la disponibilité de l’eau ont contribué de manière significative à expliquer la variation des réserves de carbone du sol. Fait important, il a été démontré que le climat a une incidence indirecte sur les réserves de carbone de l’horizon FH et du sol minéral par ses effets respectifs sur la dominance des bryophytes et la complexation organométallique. La texture du sol n’a quant à elle aucune influence sur les réserves de carbone du sol. Par ailleurs, un lien a été établi entre le TDF et l’augmentation des réserves de carbone du sol à la fois dans l’horizon FH et dans le sol minéral; de plus, cet effet était associé à une diminution du pH du sol minéral. Le TDF semble donc constituer un facteur important de la séquestration du carbone dans le sol minéral en raison de l’influence qu’il exerce sur la chimie du sol. Dans son ensemble, l’étude révèle que l’intégration des interactions complexes entre les principaux facteurs de l’accumulation du carbone dans le sol dans des modèles mécanistes sur les dynamiques du carbone pourrait nous permettre d’améliorer notre capacité à évaluer les réserves de carbone et à mieux anticiper la réponse de la forêt boréale face aux changements climatiques.