Publications du Service canadien des forêts

Conifer regeneration after experimental shelterwood and seed-tree treatments in boreal forests: finding silvicultural alternatives. 2018. Montoro Girona, M.; Lussier, J.-M.; Morin, M.; Thiffault, N. Front. Plant Sci .9: 115.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39249

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.3389/fpls.2018.01145

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Résumé

La régénération forestière constitue un élément clé de la gestion durable des forêts. Dans les écosystèmes tempérés de feuillus et de peuplements mixtes, on a très souvent recours aux méthodes de récolte partielle afin de favoriser la régénération de sites de faible densité et de maintenir la composition et la productivité de la forêt. Cependant, leur efficacité à favoriser l’établissement de conifères n’a pas encore été démontrée dans les forêts boréales non aménagées, en particulier celles dominées par l’épinette noire (Picea mariana [Mill.] BSP) où les contraintes liées à la régénération diffèrent de celles des régions méridionales. Nous avions pour objectifs d’évaluer la densité et la taille des semis de conifères 10 ans après le début d’un gradient de traitements sylvicoles variant en fonction de l’intensité de coupe ainsi que de cerner les facteurs déterminants du processus de régénération. Des blocs d’étude de peuplements d’épinette noire de même âge situés dans la forêt boréale de l’est du Canada ont été soumis à trois variantes de coupe progressive régulière : une réserve de semencier, une coupe totale et un témoin sans intervention sylvicole. La coupe progressive régulière et la réserve de semencier ont été combinées au scarifiage localisé afin de favoriser la régénération. La coupe progressive régulière et la réserve de semencier ont produit une régénération de conifères de densité suffisante pour maintenir la productivité de la forêt, mais elles n’ont pas favorisé la croissance des semis. L’épinette noire constituait l’espèce prédominante en termes de densité de régénération, sa proportion étant de trois à cinq fois supérieure à celle du sapin baumier (Abies balsamea [L.] Mill.). Dix ans après le traitement, les semis d’épinette noire provenant de semences abondaient dans les bordures de sentier de récolte, tandis que des strates dominaient dans les bandes résiduelles. Le traitement ou la position de l’arbre par rapport aux bordures de sentier de récolte n’avaient aucune influence sur la densité du sapin baumier. Le sapin baumier et l’épinette noire ont des réactions différentes au traitement en termes de hauteur et de diamètre, les premiers présentant une meilleure performance de croissance et un diamètre plus important dans les bandes résiduelles. Le scarifiage localisé a créé des microsites qui ont eu un effet important sur le processus de régénération. Dans l’ensemble, nos résultats confirment que la coupe progressive régulière et la réserve de semencier, combinées au scarifiage, entraînent une régénération adéquate dans les peuplements d’épinette noire et constituent ainsi des traitements sylvicoles viables qui peuvent remplacer la coupe totale lorsque les objectifs de gestion durable des forêts l’exigent.