Publications du Service canadien des forêts

Salvage harvesting for bioenergy in Canada: From sustainable and integrated supply chain to climate change mitigation. 2018. Mansuy, N.; Barrette, J.; Laganière, J.; Mabee, W.; Paré, D.; Gautam, S.; Thiffault, E.; Ghafghazi, S. WIREs Energ. Environ. 7: e298.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39246

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1002/wene.298

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Résumé

Sous l’impulsion des impératifs politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’amélioration de la sécurité énergétique, une part croissante de la demande énergétique mondiale est satisfaite par des sources d’énergie non fossiles. Les avantages socioéconomiques et environnementaux liés au remplacement des combustibles fossiles par la bioénergie sont complexes. Cependant, le débat se poursuit sur certaines questions, notamment sur les pratiques exemplaires en matière d’extraction de la biomasse, la stabilité des chaînes d’approvisionnement et l’atténuation des GES. Comptant la proportion de biomasse par habitant la plus élevée au monde, le Canada pourrait jouer un rôle important dans l’avenir de la bioénergie mondiale et de la bioéconomie émergente. La présente étude porte sur l’utilisation des matières premières récupérées à la suite de perturbations naturelles (incendies et épidémies d’insectes) dans la production de bioénergie issue du bois; on y examine les questions multidisciplinaires suivantes : (1) quelle quantité de matière première récupérée est-il possible d’extraire et quelles sont les incertitudes associées à ces estimations? (2) Comment mettre en œuvre des pratiques durables d’extraction de la biomasse? (3) Quels sont les obstacles à la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement intégrée et à l’exploitation rentable de la biomasse? (4) La qualité de la biomasse issue d’arbres récupérés est-elle suffisante pour permettre la conversion en bioénergie? (5) Quel est le potentiel d’atténuation des changements climatiques? Les matières premières récupérées à la suite d’incendies ou d’épidémies d’insectes pourraient théoriquement fournir environ 100 × 106 t.a. (tonnes anhydres) de biomasses par année en moyenne, en tenant compte d’une forte variabilité spatio-temporelle. Actuellement, les politiques et directives canadiennes en matière de récolte de biomasse ligneuse pourraient favoriser l’extraction durable de la biomasse. Cependant, des incertitudes subsistent quant à la mise en place de chaînes d’approvisionnement efficaces et rentables, en raison des grandes distances qui séparent les lieux d’extraction des sites de transformation existants. Le temps nécessaire avant que des avantages de l’atténuation des changements climatiques se manifestent représente une autre incertitude. Il conviendrait d’établir une chaîne d’approvisionnement flexible, dans laquelle on intègre d’autres sources de résidus de biomasse, afin de rendre le secteur de la bioénergie rentable.

Résumé en langage clair et simple

Une proportion accrue des besoins mondiaux en énergie est comblée à partir de sources d’énergie non combustibles renouvelables ayant une faible empreinte carbone. Les avantages socio-économiques et environnementaux du remplacement des combustibles fossiles par la bioénergie sont cependant complexes, et le débat se poursuit pour des questions comme la biodiversité, le changement d’affectation des terres et la production alimentaire. Le Canada, dont le secteur forestier est le plus important au monde, pourrait jouer un rôle accru pour l’avenir de la bioénergie mondiale et de la bioéconomie émergente. Dans ce document, on examine l’utilisation des matières premières récupérées (matières brutes) après des perturbations naturelles (incendies et infestations d’insectes) en tant que source d’alimentation pour la bioénergie produite à partir du bois. Dans ce rapport, on se penche sur les questions multidisciplinaires suivantes : 1) Quelle est la quantité de matière première récupérée disponible, où se trouve-t-elle et quelles sont les incertitudes relativement à ces estimations? 2) Comment peut-on mettre en œuvre des pratiques durables avec l’enlèvement accru de la biomasse? 3) Peut-on mettre en place une chaîne d’approvisionnement intégrée et tirer profit de cette biomasse de façon efficace, et ce, afin de s’assurer que cette matière première est adéquatement valorisée dans le secteur de l’industrie forestière? 4) La qualité de la fibre provenant des arbres récupérés est-elle adéquate en vue de sa transformation en bioénergie? 5) Quel est le potentiel pour l’atténuation des changements climatiques? La réponse à ces questions fondamentales permettra de créer un cadre à l’appui de politiques en matière de bioénergie et de pratiques exemplaires pour l’utilisation des arbres récupérés en vue de produire de la bioénergie.

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