Publications du Service canadien des forêts

Dynamics of detrital carbon pools following harvesting of a humid eastern Canadian balsam fir boreal forest. 2018. Senez-Gagnon, F.; Thiffault, E.; Paré, D.; Achim, A.; Bergeron, Y. For. Ecol. Manag. 430: 33-42.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39240

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1016/j.foreco.2018.07.044

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Résumé

Les aménagements forestiers ont une influence importante sur les bilans de carbone des forêts boréales et leur potentiel d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. L’amélioration de la quantification des changements nets dans les réserves de carbone selon le temps écoulé depuis la dernière coupe permettrait d’orienter plus efficacement la mise en œuvre de pratiques de gestion forestière écologiques. L’objectif de la présente étude était d’évaluer l’évolution des réservoirs de carbone forestier, en portant une attention particulière à la biomasse morte, à partir d’une chronoséquence post-coupe de 80 ans comprenant 36 placettes de coupe de tronc entier aux caractéristiques écologiques très homogènes dans une forêt boréale humide de sapins baumiers de l’est du Canada. Les réservoirs de carbone du bois mort comprenant les chicots, les souches, les débris ligneux abattus et le bois enfoui se situaient en moyenne à 37 Mg C ha-1 et évoluaient selon un modèle en forme de « boomerang » orienté vers le haut tout au long de la chronoséquence (diminution rapide les premières années suivie d’une augmentation rapide jusqu’à la fin de l’horizon temporel). En revanche, les stocks de carbone dans le sol (horizon FH et sol minéral) étaient en moyenne de 156 Mg C ha-1 et demeuraient constants dans le temps. La séquestration de carbone du peuplement a augmenté rapidement dans les premiers stades jusqu’à 50 ans où elle a atteint 250 Mg C ha-1, puis s’est poursuivie à un rythme plus lent. Les tendances temporelles observées dans les réservoirs de carbone suggèrent que le carbone issu du bois mort en surface (chicots, souches, débris ligneux abattus) quitte le système (par respiration ou lessivage) ou est transféré dans le bois enfoui et ne semble pas influencer l’accumulation de carbone dans la fraction fine des horizons organiques et minéraux du sol. Cependant, le sort ultime du carbone du bois mort est encore mal compris; il conviendrait donc de mener des recherches plus poussées dans ce domaine. Nous recommandons de fixer la durée de rotation des coupes à un minimum de 50 ans dans cet écosystème afin de lui permettre de reconstituer ses réserves de bois mort et de favoriser sa rétention sur le site. En outre, nous recommandons d’inclure le bois enfoui dans l’inventaire de bois mort, étant donné qu’il représente une part importante du réservoir de carbone de la biomasse morte dans ces forêts boréales humides.

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