Publications du Service canadien des forêts

Impacts of soil disturbance on roots systems of Douglas-fir and lodgepole pine seedlings. 1994. Wass, E.F.; Smith, R.B. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Information Report BC-X-348.

Année : 1994

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 3918

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (CFP - Victoria)

Disponibilité : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

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Résumé

162 semis de pin tordu (Pinus contorta var. latifolia) et 162 semis de douglas taxifolié (Pseudotsuga menziesii var. glauca) ont été déterrés dans une zone de coupe à blanc située au nord de Golden. L’étude visait à déterminer l’impact de la construction de chemins de débardage ainsi que du dessouchage sur le développement et la morphologie des racines des arbres et à étudier la relation qui existe entre cette morphologie et la croissance de l’arbre. Un nombre égal de semis a été déterré dans chacun de 5 types de perturbation liés aux chemins de débardage et de 3 types de perturbation liés au dessouchage. La taille des systèmes racinaires a été mesurée par une méthode de «superficie rhizométrique» modifiée. Les semis plantés sur une trace creusée produisent généralement des systèmes racinaires moins développés que les semis plantés sur un sol non perturbé ou sur des dépôts. La production de leurs racines tendait à se concentrer dans les premiers 10 cm du sol minéral et à diminuer brusquement à partir de cette profondeur. La superficie rhizométrique des douglas taxifoliés provenant de la trace côté montagne des chemins était significativement inférieure à celle des semis provenant d’un sol non perturbé ou de perturbations produisant un sol plus meuble. Le dessouchage avait moins d’impact sur le système racinaire que la construction et l’utilisation des chemins. L’ impact était particulièrement important dans le cas des traces côté montagne. Le développement médiocre des racines et la faible superficie rhizométrique qui en résulte, constatés chez les semis provenant de la trace côté montagne d’un chemin ou provenant d’une trace de dessouchage, ont entraîné une réduction de la croissance des arbres. Cette constatation s’appuie sur la corrélation positive qui existait entre d’une part la surperficie rhizométrique et d’autre part le diamètre du tronc, la hauteur de l’arbre et la largeur de la cime. Les pins tordus à système racinaire en J ou en L qui provenaient d’un chemin de débardage avaient une hauteur totale significativement réduite. De même, par rapport aux douglas taxifoliés dépourvus de racine pivotante, les arbres de cette espèce qui avaient une racine pivotante bien développée possédaient un diamètre et un volume significativement plus grands, s’ils provenaient d’un chemin, et une hauteur significativement plus grande, s’ils provenaient d’un terrain dessouché. Dans les chemins de débardage, les meilleurs endroits pour planter un pin tordu étaient l’accotement et le talus de remblai, tandis que les meilleurs endroits pour planter un douglas taxifolié étaient la trace côté vallée et, en deuxième lieu, l’accotement. En supposant que les chemins de débardage occupent 13 % de la zone exploitée, c’est-à-dire le maximum permis par les lignes directrices sur la conservation des sols, on peut estimer que la superficie ne convenant pas à la plantation des pins tordus ou des douglas taxifoliés représente respectivement 6 % ou 3 % de la zone exploitée. En terrain dessouché, les dépôts constituaient le meilleur endroit pour planter les deux essences. En se fondant sur les taux de perturbation avec dépôts et avec traces associés au dessouchage, on peut évaluer à 34 % la portion de la zone de coupe à blanc qui ne convenait pas à la plantation des deux espèces.