Publications du Service canadien des forêts

Climate-driven shifts in sediment chemistry enhance methane production in northern lakes. 2018. Emilson, E.J.S.; Carson, M.A.; Yakimovich, K.M.; Osterholz, H.; Dittmar, T.; Gunn, J.M.; Mykytczuk, N.C.S.; Basiliko, N.; Tatentzap, A.J. Nature Communications 9, 1801: 6p.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 39164

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1038/s41467-018-04236-2

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Résumé en langage clair et simple

Les écosystèmes en eau douce représentent une source naturelle de méthane (CH4), ce qui contribue aux objectifs fixés de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 0,65 Pg (en équivalent CO2) sur l’année n-1 et compensant ainsi environ 25 % des puits de carbone. La majorité des émissions de CH4 provient des sédiments du littoral, où de grandes quantités d’éléments végétaux aquatiques et forestiers sont décomposées. On prévoit que les changements climatiques modifient la composition des végétaux, et par conséquent la qualité des éléments alimentant les réseaux trophiques détritiques, avec la possibilité de modifier la production de CH4. Nous trouvons que cet écart dans la disponibilité de phénol provenant de matière organique en décomposition révèle d’importantes différences dans la production de CH4 au sein des sédiments lacustres. La production issue de sédiments composés de litière de macrophytes a été au moins 400 fois supérieure à celle de sources forestières, en raison de l’inhibition de la méthanogénèse par des eaux de lessivage au phénol. La litière de plantes forestières a ainsi la possibilité de supprimer les méthanogénèses dans les sédiments lacustres. Nos résultats indiquent désormais que les modèles de système terrestre et les budgets en matière de carbone doivent tenir compte des effets qu’ont les plantes sur la composition chimique des sédiments et finalement des émissions de CH4 à l’échelle mondiale.