Publications du Service canadien des forêts

Comparisons of B.t.k. aerial spraying strategies against the eastern spruce budworm, based on protection timing and intensity during a complete outbreak episode. 2018. Dupont, A.; Bauce, É.; Fuentealba, A., Hébert, C.; Berthiaume, R. In SERG International 2018 Workshop Proceedings. pp. 291-300.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 39077

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

Les pulvérisations aériennes d'insecticide biologique (Bacillus thuringiensis var. kurstaki) sur de vastes superficies infestées par la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana Clem.), visent à maintenir les arbres vivants jusqu'à la fin de l'épidémie. Cet objectif est atteint lorsque ≥ 50% du feuillage annuel du sapin baumier [Abies balsamea (L.) Mill.] est maintenu. Toutefois, on ignore si cette approche standard utilisée au Québec demeure toujours justifiée ou si des interventions moins fréquentes permettent d'obtenir des résultats similaires à moindre coût. Entre 2010 et 2017, nous avons réalisé une étude dans la région de la Côte-Nord du Québec, afin de comparer l'efficacité de cinq différents scénarios de protection dans des forêts composées de sapins baumiers, d'épinettes blanches [Picea glauca (Moench) Voss], et d'épinettes noires [Picea mariana (Mill.) BSP]. L'hypothèse de départ stipule que des applications moins fréquentes de Btk peuvent fournir un niveau de protection adéquat. Après neuf années de défoliation, les résultats démontrent un net effet des scénarios de protection sur la mortalité des essences hôtes causée par l'insecte. À mesure que l'intensité de la protection diminue, le volume de sapin mort augmente (0 à 25%). De plus, la mortalité du sapin baumier demeure plus élevée que celle des épinettes, mais les volumes morts sont similaires entre l'épinette blanche et l'épinette noire. À ce stade de l'épidémie, nos observations suggèrent que les peuplements de sapins baumiers peuvent être traités aux 2 ans, tandis que les forêts d'épinettes blanches aux 3 ans sans subir une mortalité significative (< 4%). D'après les résultats obtenus jusqu'à maintenant, il semble possible d'appliquer la protection requise à moindre coût ou de protéger une superficie plus vaste à un coût similaire.

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