Publications du Service canadien des forêts

Unsaturated cuticular hydrocarbons enhance responses to sex pheromone in spruce budworm, Choristoneura fumiferana. 2017. Silk, P.J.; Eveleigh, E.S.; Roscoe, L.; Burgess, K.; Weatherby, S.; Leclair, G.; Mayo, P.; Brophy, M. Journal of Chemical Ecology 43:753–762.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 38964

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1007/s10886-017-0871-7

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Résumé

La phéromone sexuelle de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana (Clem.)) est constituée principalement d’un mélange à deux composantes de (E/Z)-tétradéc-11-énal (95/5). Toutefois, en soufflerie, la réaction comportementale de vol des mâles à des femelles appelant naturellement était significativement plus rapide et plus persistante que celle induite par quelque mélange synthétique à base d’aldéhyde que ce soit. Des analyses des cires cuticulaires de tordeuses adultes ont révélé la présence d’une série d’alcanes linéaires à nombre impair d’atomes de carbone, C23-C29, et d’une série d’alcènes mono-insaturés à nombre impair d’atomes de carbone en C23 à C29 avec des doubles liaisons en position Δ1, Z3, Z5, Z7, Z9, Z11 pour C23, Z7, Z9, Z11 pour C25, Z, Z9, Z11 pour C27 et Z7, Z9, Z11pour C29 dans les écailles des adultes des deux sexes, les isomères Z7 et Z9 dominant chez chaque groupe homologue; le (Z,Z,Z)-tricosa-3,6,9-triène et le (Z,Z,Z)-pentacosa-3,6,9-triène ont été détectés uniquement dans les cires cuticulaires des femelles et à l’état de traces dans des extraits de glandes à phéromone des femelles.

Des mâles non préalablement exposés à des femelles ont fortement réagi à des écailles d’individus femelles mais non à des écailles d’individus mâles et ont réagi à des écailles excisées de femelles pharates. Ces observations indiquent que les femelles produisent les principales composantes de la phéromone avant leur émergence.

Nous croyons que le mélange formant la phéromone sexuelle du C. fumiferana est constitué de (E/Z11-14):Ald (95/5) comme composantes principales, ainsi que des composantes Z hexadéc-11-énal, Z-tricos-5-ène et (Z,Z,Z)-tricosa-3,6,9-triène, qui jouent un rôle secondaire dans l’orientation et le comportement de parade nuptiale à courte distance. L’ajout de Z hexadéc 11-énal et de Z-tricos-5-ène a accru l’intensité de la réaction des mâles aux aldéhydes formant la principale composante de la phéromone sexuelle déposée sur les cloisons (stimulation des réactions d’envol et des réponses copulatoires chez les mâles et augmentation du temps passé sur la source). L’ajout de (Z,Z,Z)-tricosa-3,6,9-triène à une source de (E/Z11-14):Ald (95/5) a induit des réactions copulatoires.

Résumé en langage clair et simple

Les phéromones sexuelles (odeurs) sont utilisées principalement par les insectes femelles pour attirer des partenaires potentiels. Les deux principales composantes chimiques de la phéromone sexuelle de la tordeuse des bourgeons de l’épinette sont connues depuis déjà un certain temps, mais un mélange synthétique de ces composantes n’a pas induit chez les mâles les mêmes réactions comportementales de vol que des femelles appelant naturellement, ce qui indique que plusieurs composantes font encore défaut dans le mélange connu. Dans cet article, nous avons analysé des échantillons de cires cuticulaires de tordeuses de bourgeons de l’épinette adultes, et nous avons découvert un certain nombre de composés additionnels qui, conjugués aux principales composantes, ont induit chez les mâles des comportements ressemblant davantage à ceux des mâles exposés à des femelles appelant naturellement. Nous présentons donc une description plus complète du mélange de la phéromone, qui comporte quatre composantes. Dans le cadre de bioessais, nous avons également constaté que les composantes principales de la phéromone sont émises par les femelles adultes avant qu’elles émergent de leur chrysalide. Ces nouvelles informations ajoutent à notre compréhension de la chimie de la phéromone sexuelle de cet insecte ravageur et pourraient mener à l’élaboration d’outils permettant d’intervenir à l’échelle des populations à des densités plus faibles (c.-à-d. afin d’empêcher les populations d’atteindre des proportions épidémiques).

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