Publications du Service canadien des forêts

Determination of Dispersed and Piled Post-harvest Residues in Coastal Douglas-fir Cutblocks Using Unmanned Aerial Vehicle Imagery and Ground-based Surveys. 2017. Trofymow, J.A.; Gougeon, F.; Kelley, J. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Canadian Wood Fibre Centre, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Information Report FI-X-015. 39 p.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 38836

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (CCFB - SCF)

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé

L’exploitation forestière produit dans son sillage de grandes quantités de résidus ligneux qui sont dispersés dans l’ensemble des blocs de coupe. Une partie de ces résidus sont par la suite mis en piles et brûlés. Il est nécessaire de quantifier ces résidus pour estimer le bilan du carbone, les déchets facturables, l’efficacité de la récolte, le potentiel bioénergétique et les émissions provenant de la fumée. On utilise à l’heure actuelle diverses méthodes de terrain fondées sur des échantillons pour évaluer la quantité de résidus après récolte. Des méthodes géospatiales utilisant le LiDAR et l’imagerie à résolution fine permettent d’effectuer des mesures complètes d’un site, améliorant ainsi les inventaires des peuplements forestiers. Ces méthodes pourraient également affiner l’évaluation des résidus après récolte. Dans le cadre de la présente étude, les chercheurs ont comparé des méthodes terrestres et géospatiales afin d’estimer les quantités de résidus ligneux dans deux blocs de coupe de la région de Northwest Bay, dans l’île de Vancouver, en Colombie Britannique. En 2014–2015, des photographies en couleurs à résolution fine ont été prises au moyen d’un véhicule aérien sans pilote, avant et après la mise en piles des rémanents. Des mesures ont été prises dans des parcelles d’étude de résidus et de déchets dispersés ainsi que dans des parcelles où les déchets se sont accumulés ou ont été mis en piles. Ces données ont aussi été géoréférencées. Les images furent analysées au moyen d’une méthode améliorée de délimitation semi automatique des troncs qui tient mieux compte des chevauchements. De plus, à partir de nuages de points provenant des images, des modèles numériques de surface et d’élévation ont été développés afin d’établir les volumes externes des piles. Le taux d’entassement a été échantillonné sur certaines piles puis, les volumes de bois mis en piles établis d’après les nuages de points ont été comparés aux valeurs découlant des relevés de terrain. L’analyse a révélé que les méthodes de terrain ayant servi à déterminer la superficie des strates avant la mise en pile des rémanents donnaient des valeurs qui variaient de 5 à 20 % par rapport aux résultats obtenus au moyen des méthodes géospatiales fondées sur les orthophotographies. Les analyses des blocs de coupe faites à partir des images à résolution fine présentent une valeur certaine pour l’établissement de la superficie après récolte des blocs, ainsi que celle des routes et des diverses strates d’intérêt. Lors de bonnes conditions d’éclairage et de survol et, avec des troncs dépourvus de feuillage sur leurs branches, la méthode semi automatique est celle qui a permis le mieux de déterminer les résidus dispersés. Dans ces conditions, les volumes de bois dispersés pour un bloc de coupe entier calculés au moyen de cette méthode étaient comparables à ceux obtenus au moyen de la méthode de de relevé des résidus et des déchets fondée sur des échantillons. La méthode de délimitation semi automatique des troncs ne convient pas à l’établissement des volumes de résidus accumulés ou mis en piles. Les différences constatées entre les méthodes géospatiales et celles de terrain pour ce qui est des volumes totaux de résidus dans les strates et pour l’ensemble d’un bloc ont été attribuées aux différences d’estimations de la superficie des strates, les valeurs obtenues au moyen de la méthode géospatiale étant plus uniformes et préférables. Quant aux différences notées dans les volumes de résidus totaux des strates d’empilement et d’accumulation, avant et après la mise en pile des résidus, elles étaient associées pour la plupart à des estimations erronées de la quantité de bois accumulé obtenue par la méthode de délimitation semi automatique des troncs. Les volumes de résidus totaux obtenus par les méthodes géospatiales et de terrain après la mise en piles s’apparentaient davantage que ceux établis avant la mise en pile, mais la distribution des volumes entre les strates était différente. Dans le cadre d’une méthode, les volumes étaient généralement inférieurs après la mise en pile qu’avant, même si aucune quantité de bois n’avait été enlevée des blocs. Cependant, cette variation volumétrique n’était pas significative pour la plupart des méthodes en raison de la variance élevée de la densité dans les parcelles ou des taux d’entassement. Néanmoins, les résultats donnent à penser que la meilleure méthode pour déterminer les volumes de résidus devra allier des mesures géospatiales et des mesures sur le terrain. D’ailleurs, il est toujours nécessaire de prendre des mesures sur le terrain pour établir les taux d’entassement propres à un site et utilisés pour le calcul des volumes de résidus accumulés et mis en piles et, pour établir les essences et les catégories de bois à des fins de calcul de la biomasse ligneuse.