Publications du Service canadien des forêts

Root competition, not soil compaction, restricts access to soil resources for aspen on a reclaimed mine soil. 2017. Bockstette, S.W.; Pinno, B.D.; Dyck, M.F.; Landhäussen, S.M. Botany 95(7):685-695.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 38727

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjb-2016-0301

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Résumé

L’espace d’enracinement réduit provoqué par le compactage du sol et la compétition sous le niveau du sol avec les plantes herbacées constituent les deux facteurs limitants du succès de la reforestation suivant l’exploitation minière à ciel ouvert. Des sols finement texturés riches en nutriments dont l’humidité est adéquate sont particulièrement susceptibles à ces deux facteurs, et alors qu’il existe des façons reconnues pour gérer la compétition, des tentatives visant à réduire le compactage du sol par des moyens mécaniques ont produit des résultats variables. Alors que les racines de certaines plantes herbacées peuvent pénétrer des couches de sol compactées, offrant possiblement des moyens alternatifs pour contourner les contraintes physiques, ces bénéfices potentiels doivent être mis en balance avec les effets négatifs de la compétition avec les arbres plantés. Les auteurs ont examiné les impacts individuels et combinés du décompactage du sol (travail profond du sol) et de la gestion de la végétation concurrente (herbicide) sur les propriétés du sol, la disponibilité des ressources et la croissance au-dessus et sous le niveau du sol de semis de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides Michx.) sur un sol minier reconstitué affecté par un compactage souterrain sévère. Leurs données suggèrent que bien que le travail profond du sol réduisait la densité apparente du sol, il n’accroissait pas la disponibilité des ressources et avait un effet limité sur la croissance des semis. En revanche, la compétition avec le brome inerme (Bromus inermis Leyss.) réduisait considérablement la croissance du peuplier faux-tremble sous le niveau du sol car l’herbe occupait rapidement l’espace d’enracinement disponible, diminuant simultanément la disponibilité en eau et en nutriments, particulièrement en azote.

Résumé en langage clair et simple

Il faudrait sans doute remettre en état les terrains ayant servi à l’industrie du charbon en Alberta et, une fois les mines fermées, rétablir l’écosystème original, à savoir des tremblaies. Toutefois, le reboisement après l’exploitation de mines à ciel ouvert comporte de nombreuses difficultés car le sol a été compacté en profondeur, empêchant ainsi les racines de rejoindre les nutriments. De surcroît, les semis d’arbre doivent faire concurrence aux graminées et à la végétation qui sont apparues. Un sol à texture fine et riche en nutriments est particulièrement vulnérable. Il est possible d’améliorer la situation en supprimant les végétaux indésirables mais le labourage du sol en profondeur est une opération difficile et coûteuse. Cette étude s’est penchée sur les effets du travail du sol en profondeur ou de la gestion de la végétation, ou les deux, sur la croissance des semis de peuplier tremble dans un sol régénéré. Le labourage et l’aération du sol n’ont pas eu d’effet notable sur la croissance des semis, tandis que la présence de graminées a beaucoup ralenti la croissance des semis en accaparant l’eau et les nutriments dont ces derniers avaient besoin. C’est pourquoi il est recommandé que la réhabilitation des terrains soit axée principalement sur l’élimination de la végétation dans le but de favoriser l’implantation de nouvelles forêts.