Publications du Service canadien des forêts

Potential relocation of climatic environments suggests high rates of climate displacement within the North American protection network. 2017. Batllori, E.; Parisien, M.-A.; Parks, S.A.; Moritz, M.A.; Miller, C. Global Change Biology 23(8):3219-3230.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 38726

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1111/gcb.13663

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Résumé en langage clair et simple

À mesure que le changement climatique prend de l’ampleur, les zones protégées actuelles (parcs, aires de conservation et autres secteurs voués à la protection à long terme de la nature) seront-elles en mesure de protéger les espèces comme elles le font de nos jours? Cette étude s’est penchée sur les réseaux existants de zones protégées partout en Amérique du Nord, de même que sur les projections climatiques jusqu’à la fin du siècle (2071–2100). Elle a pris en compte la façon dont certaines régions, où la température et la quantité de pluie atteignent certains niveaux de grandeur, se transformeront dans la foulée des changements climatiques, un concept connu sous le nom de « vélocité du climat ». Les différentes espèces réussiront-elles à migrer assez rapidement pour trouver un endroit où elles pourront survivre? Seront-elles forcées de quitter ces zones protégées et, si tel est le cas, quelles sont leurs chances de survie à l’extérieur de ces zones? L’étude a révélé que près de 80 p. 100 des zones protégées actuelles subiront les contrecoups du changement climatique avant la fin du siècle, quoique, à l’avenir, des bandes de terre plus petites à l’intérieur des zones protégées pourraient conserver des conditions climatiques similaires à celles qui prévalent aujourd’hui. Environ 10 p. 100 des zones actuelles seront plus particulièrement dans la mire des efforts de conservation, car le climat y sera similaire à celui que l’on retrouve présentement dans près d’un cinquième des zones protégées. Le climat pourrait forcer certaines espèces à se réfugier dans des zones non protégées où elles sont vulnérables, et certaines d’entre elles – même certains processus écologiques – pourraient se retrouver dans un « cul-de-sac ». Pour lutter contre ces menaces, les plans de conservation doivent tirer profit des espaces naturels qui ne font pas partie de ces réseaux pour le moment mais qui pourraient fort bien se transformer en refuges à l’avenir.