Publications du Service canadien des forêts

Predicting the risk of mountain pine beetle spread to eastern pine forests: considering uncertainty in uncertain times. 2017. Cooke, B.J.; Carroll, A.L. Forest Ecology and Management 396(2017):11-25.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 38435

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.foreco.2017.04.008

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Résumé en langage clair et simple

Au cours de la période de 2006 à 2011, le dendroctone du pin ponderosa s’est propagé vers l’est à travers l’Alberta à une vitesse moyenne de 80 km par année. Ce taux de propagation devrait ralentir maintenant que le front de l’invasion se déplace des sources de population des forêts de pins denses des montagnes Rocheuses vers les plaines boréales qui sont des régions plus froides et où les populations de pins sont plus dispersées. L’étude visait à comprendre la dynamique des populations de dendroctones en construisant un modèle mathématique complexe tenant compte des nombreux facteurs affectant la croissance de la population de dendroctones. Le modèle montre que des petites augmentations de température dues au réchauffement climatique, la sécheresse et le rapport malsain entre les pins en santé et les pins malades peuvent entraîner d’importants effets sur la population de l’insecte. En fait, la combinaison de ces facteurs peut conduire à un « point de basculement » où la population se transforme en épidémie et se propage rapidement. C’est une telle combinaison de facteurs qui a probablement commencé l’expansion sans précédent de l’aire du dendroctone en Colombie-Britannique à la fin des années 1990. Ces facteurs vont également affecter le rythme de propagation de l’insecte vers l’est, où ils pourraient un jour menacer la valeur commerciale des forêts de pins blancs de l’est de l’Ontario. Cependant, l’arrivée du dendroctone dans des zones plus froides peuplées d’arbres sains pourrait, de façon tout aussi imprévisible, ralentir ou même arrêter l’épidémie. Les dendroctones s deviendraient « endémique » – en restant dans leur secteur actuel avec une faible densité. Malheureusement, le modèle ne peut pas prédire si, quand et où la population pourrait devenir endémique plutôt qu’épidémique, car il y a trop d’incertitudes au sujet de nombreux facteurs. Les auteurs concluent que la gestion des forêts devrait comprendre l’exploration de moyens de faire face à des perturbations imprévisibles, notamment par le développement d’une capacité d’adaptation aux changements des écosystèmes.