Publications du Service canadien des forêts

Mapping Canadian wildland fire interface areas. 2018. Johnston, L.M.; Flannigan, M.D. International Journal of Wildland Fire 27:1-14.

Année : 2018

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 38282

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1071/WF16221

† Ce site peut exiger des frais.

Sélectionner

Résumé en langage clair et simple

Bien que les feux de végétation constituent un processus écosystémique bénéfique, ils peuvent également entraîner la destruction de structures et d’infrastructures construites par l’homme, comme l’ont prouvé l’incendie de Fort McMurray en 2016 et celui de Slave Lake en 2011. Ce type de destruction a lieu dans le « milieu périurbain », qui représente la zone dans laquelle des habitations ou d’autres structures communautaires inflammables entrent en contact avec des combustibles de végétation ou sont construites parmi ceux-ci. Pour atténuer les risques de feux détruisant ces zones d’interface, il convient de connaître des renseignements de base, comme l’emplacement de ces zones. Malheureusement, le Canada ne possède pas de carte haute résolution à l’échelle nationale des milieux périurbains qui pourrait être utilisée pour les recherches sur les feux ou la gestion des feux. Ceci altère notre capacité d’étudier et de gérer ou d’atténuer les risques de feux dans ces zones. Par conséquent, la présente étude était axée sur la définition et la cartographie du milieu périurbain pour la zone nationale du Canada. Deux cartes supplémentaires ont été mises au point : une carte du milieu péri-industriel (c.-à-d., la zone d’interface où entrent en contact les combustibles de végétation et les structures industrielles) et une carte du milieu péri-infrastructurel (c.-à-d., la zone d’interface où entrent en contact les combustibles de végétation et l’infrastructure, comme les routes ou les chemins de fer). Les structures industrielles et infrastructurelles ne sont pas traditionnellement considérées comme faisant partie du milieu périurbain, mais peuvent nécessiter une protection contre les feux et constituent un problème émergent important qui n’a jamais été délimité (au Canada ou ailleurs). Les trois types de zones d’interface ont été définis comme des zones composées de combustibles de végétation qui se trouvent dans une zone tampon variable (distance maximale : 2 400 m) par rapport aux structures et infrastructures potentiellement vulnérables. À l’échelle nationale, on a constaté que le Canada était composé de 32,3 millions d’hectares de zones périurbaines (3,8 % de la superficie nationale totale), de 10,5 millions d’hectares de zones péri-industrielles (1,2 %) et de 109,8 millions d’hectares de zones péri-infrastructurelles (13 %). Les résultats de la présente étude constituent une base de référence pour les futures recherches, notamment la cartographie des risques d’incendie, la détection des changements et les prévisions sur les zones d’interface. Il existe également une large variété d’applications pratiques, notamment divers sujets sur l’atténuation des feux de végétation (p. ex., Intelli-feu et la réglementation sur les feux d’origine industrielle), la planification à long terme (p. ex, l’aménagement urbain et l’assurance), et le soutien des décisions liées aux feux de végétation (p. ex., hiérarchisation et modélisation des risques d’incendie).