Publications du Service canadien des forêts

Ground layer composition affects tree fine root biomass and soil nutrient availability in jack pine and black spruce forests under extreme drainage conditions. 2017. Pacé, M.; Fenton, J.N.; Paré, D.; Bergeron, Y. Can. J. For. Res. 47: 433-444.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 37899

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjfr-2016-0352

† Ce site peut exiger des frais.

Sélectionner

Abstract

En forêt boréale, l’ouverture prolongée du couvert forestier favorise un couvert de lichens sur les stations xériques et un couvert de sphaignes sur les stations hydriques à subhydriques. Nous posons l’hypothèse que la composition de la strate des mousses et lichens joue un rôle dans le maintien de clairières ouvertes par ses effets sur la biomasse de racines fines (diamètre ≤ 2 mm) et la disponibilité des nutriments dans le sol. Nous avons analysé et décomposé les relations entre l’ouverture de la canopée, la composition de la strate de végétation basse, la biomasse de racines fines des arbres et les nutriments du sol à l’aide d’une analyse de pistes le long de gradients d’ouverture du couvert en pinède (Pinus banksiana Lamb.) à lichens et en pessière (Picea mariana (Mill.) B.S.P.) à mousses. Les effets de l’enlèvement des lichens et des sphaignes sur la biomasse de racines fines des arbres et les nutriments du sol ont été testés in situ. Quoique la variation de la biomasse de racines fines des pins ait été principalement expliquée par la biomasse aérienne du peuplement, l’enlèvement des lichens a localement augmenté la biomasse de racines fines de plus de 50 %, ainsi que la disponibilité en potassium et en cations basiques extraits de résine de respectivement 580 % et 180 %. Bien que le couvert de sphaignes ait été identifié comme un facteur clé de la réduction de la biomasse aérienne des peuplements établis sur les stations forestières paludifiées, son enlèvement n’a pas eu d’effet à court terme sur la biomasse de racines fines des épinettes ni sur le contenu en nutriments du sol. Nos résultats indiquent que les lichens, plus que les sphaignes, influencent la croissance des arbres en ayant des effets directs sur les nutriments du sol. Le maintien de peuplements forestiers productifs sur ces deux types de station nécessite des solutions sylvicoles différentes.

Résumé en langage clair et simple

Grâce à des travaux de recherche sur le terrain, les chercheurs ont conclu que les lichens, contrairement aux sphaignes, affectent la croissance des arbres par les effets directs qu’ils ont sur les nutriments du sol. Dans la forêt boréale, la présence de trouées dans des peuplements à faible productivité est associée à une couverture de lichens sur les sites secs colonisés par le pin gris et à des sphaignes sur les sites humides où pousse l’épinette noire. Ces travaux suggèrent que la composition de la végétation recouvrant le sol contribue à maintenir ces trouées.

Les interventions sylvicoles doivent tenir compte de cet enjeu additionnel afin de maintenir la productivité des sites, notamment en favorisant une régénération rapide sur les sites humides sujets à la paludification (entourbement) et sur les sites secs sujets à la transformation en landes à lichens.