Publications du Service canadien des forêts

Ground-dwelling arthropod response to fire and clearcutting in jack pine: implications for ecosystem management. 2017. Venier, L. A.; Work, T.T., Klimaszewski, J.; Morris, D.M.; Bowden, J.; Kwiaton, M.M.; Webster, K., Hazlett, P. Canadian Journal of Forest Research. 47(12): 1614-1631.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 37786

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2017-0145

† Ce site peut exiger des frais.

Résumé

Nous avons étudié l’impact des feux de forêt et de la récolte sur la composition en espèces de trois taxons dominants d’arthropodes qui vivent dans la litière (carabes, araignées et staphylins). Cette étude a été réalisée en 2013 dans le centre-nord de l’Ontario (47°42=N, 83°36=O), dans des peuplements dominés par le pin gris (Pinus banksiana Lamb.), au moyen du piégeage dans des trappes. À l’aide de 222 espèces (12 015 individus), nous avons comparé les effets de la perturbation en utilisant des sites récemment brûlés (3 ans après un feu) et des sites coupés ablanc (3 ans après la récolte; bois en longueur, arbre entier, enlèvement des souches et coupe a la cisaille), ainsi que des peuplements plus vieux acouvert fermé qui se sont régénérés après une coupe a blanc (51 ans après la récolte) ou un feu (92 ans après le feu) en utilisant des arbres de régression multivariée. Les taxons étaient plus semblables dans les trois témoins (incluant le feu récent) que entre les témoins et les traitements impliquant une coupe, ce qui s’explique vraisemblablement par la perturbation accrue de la couverture morte dans les parcelles récoltées. De plus, les taxons étaient différents dans les parcelles plus vieilles (92 ans) issues de feux comparativement aux plus jeunes (51 ans) issues d’une coupe, ce qui indique que les communautés n’avaient pas encore récupéré ala suite de la perturbation due a la récolte, probablement acause du manque de débris ligneux grossiers dans le peuplement plus jeune. Ces résultats indiquent que les pratiques d’aménagement forestier qui correspondent a une perturbation naturelle de la couverture morte pourraient améliorer les effets a` court terme tandis que le maintien de plus de débris ligneux grossiers pourrait réduire la période de récupération des communautés épigées. [Traduit par la Rédaction]

Résumé en langage clair et simple

Les incidences des coupes à blanc et des feux, qui sont des perturbations majeures des forêts de pin gris, sur l’étage dominant du peuplement résiduel et les sols forestiers diffèrent énormément. Nous avons testé comment la composition taxinomique des trois principaux arthropodes se nourrissant de litière (carabes, araignées et staphylins) réagit aux feux de végétation naturels et à des coupes à blanc progressives accompagnées du prélèvement de plus en plus intensif de la biomasse forestière résiduelle et de perturbations du sol. En utilisant les 222 espèces concernées (12 015 individus), nous avons pu comparer les effets à court et long termes des perturbations à l’aide de sites récemment brûlés (3 ans après le feu de végétation) et coupés à blanc (3 ans après la récolte; exploités soit en arbres entiers, soit par fûts entiers ou après le retrait des souches et la scarification) ainsi que de peuplements à couvert fermé plus anciens qui se sont régénérés à la suite d’une coupe à blanc (51 ans après la récolte) et d’un feu (92 ans après le feu de végétation), avec des arbres de régression à plusieurs variables. La composition taxinomique des carabes et des araignées diffère entre un site ayant récemment brûlé, un peuplement à couvert fermé plus ancien (51 ans) qui s’est régénéré après une coupe à blanc, une forêt adulte issue d’un feu de végétation et un site récemment coupé à blanc. Au sein de ce dernier site, les carabes diffèrent selon les méthodes de prélèvement intensif de la biomasse résiduelle (parcelles scarifiées et où les souches ont été retirées) mais étaient semblables sur les sites exploités en arbres entiers ou par fûts entiers. Les araignées ont été moins touchées par le prélèvement de la biomasse et sa composition diffère des autres traitements seulement dans le cas des parcelles scarifiées. Les staphylins ont été fortement associés à la forêt adulte (92 ans) issue du feu de végétation et leur composition diffère dans une moindre mesure entre le site récemment coupé à blanc, le site récemment brûlé et le peuplement à couvert fermé plus ancien qui s’est régénéré après une coupe à blanc. Au sein des sites récemment coupés à blanc, la composition des staphylins diffère seulement dans les parcelles scarifiées. Nos résultats suggèrent que la récolte sur les sites coupés à blanc a des incidences à court terme (3 ans) sur les communautés d’arthropodes de forêt fouisseurs relativement aux perturbations par le feu et que nous devrions porter une plus grande attention à la perturbation du sol forestier comme facteur de changement potentiel. À long terme (51 ans), la récolte de biomasse semble continuer d’avoir une répercussion sur ces espèces; de faibles volumes de débris de bois grossiers en étant très probablement la cause à ce stade. Les résultats montrent que les forêts adultes étant issus de feux sont essentielles à la disponibilité de l’habitat à long terme. De plus, d’autres pratiques de gestion forestière correspondant à la perturbation naturelle du sol forestier pourraient améliorer les effets à court terme, alors que le maintien de débris de bois grossiers supplémentaires pourrait réduire le temps de récupération des communautés épigéiques.

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