Publications du Service canadien des forêts

Distribution of genetic variation in five coppicing growth traits among and within natural populations of seven North American willow (Salix) species. 2017. Mosseler, A.; Major, J.E.; Ostaff, D.P. Canadian Journal of Forest Research 47: 36–46.

Année : 2017

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 37378

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Résumé

Les auteurs ont déterminé la variation génétique et la structure de populations pour des caractères de rendement en biomasse et de croissance en cépée chez sept espèces indigènes de saules d’Amérique du Nord (Salix amygdaloides (AMY), Salix bebbiana (BEB), Salix discolor (DIS), Salix eriocephala (ERI), Salix humilis (HUM), Salix interior (INT) et Salix nigra (NIG)) établies ensemble en test comparatif au champ sur deux sites. Les différences de rendement en biomasse, en nombre de tiges par cépée, et en masse moyenne des tiges individuelles étaient significatives pour les effets reliés aux sites, aux espèces, aux populations et aux génotypes (clones). Des interactions espèce × site ont également été observées. L’analyse des composantes de la variance pour ces caractères a démontré que seulement de 3 à 5 % de la variation totale chez ces caractères était dûe aux différences entre les sites, alors que la variation génétique chez les espèces, les populations et les génotypes comptait pour respectivement environ 10–39 %, 5–13 % et 12–23 %. Les populations constituaient une source significative de variation chez certaines espèces de saules (p. ex., AMY, DIS, ERI et INT), mais pas chez les autres. Les saules arborescents étaient moins prolifiques en ce qui a trait à la production de rejets que les saules arbustifs, et les cépées d’ERI produisaient de loin le plus grand nombre de rejets par cépée. Cette étude de plusieurs espèces a mis en lumière de fortes différences entre les espèces et les clones. Mais la variation parmi les populations d’une même espèce, quoique significative, était relativement faible, indiquant que des gains majeurs en croissance et en rendement peuvent être obtenus via la sélection d’espèces et de clones appropriés au sein des populations locales.

Résumé en langage clair et simple

La compréhension des types de variation d’espèces de saules indigènes (Salix spp.) en tant que sources potentielles de biomasse ligneuse à croissance rapide et pour la remise en état et la restauration de zones considérablement perturbées par diverses activités industrielles suscite de plus en plus d’intérêt en Amérique du Nord. Le Canada possède 76 saules indigènes, mais nos connaissances sur la variation génétique des saules nord-américains, entre eux et au sein de l’espèce, sont limitées, et ce, malgré leur importance écologique comme colonisateurs et envahisseurs de sols perturbés. La variation génétique et la structure démographique liées au rendement en biomasse et aux caractères de croissance en taillis de sept espèces de saules indigènes ont été évaluées. Une comparaison entre la croissance en sol sablo-limoneux d’une pépinière ne contenant pas de pierres et celle en morts-terrains de roches de schiste d’une ancienne mine de charbon a fait la lumière sur des différences importantes. Les différences de rendement en biomasse, du nombre de tiges de taillis et de la masse moyenne de tiges uniques étaient importantes sur le plan du site, des espèces, de la population et du génotype, mais elles ont également indiqué une interaction importante des espèces avec le site. Les analyses sur les composantes de la variation pour ces caractères ont fait valoir qu’environ 3 à 5 % de l’ensemble étaient attribuables aux différences de site, tandis que la variation génétique sur le plan des espèces, de la population (au sein des espèces) et des clones (génotype) représentait environ 10 à 39 %, 5 à 13 %, et 12 à 23 %, respectivement. Les populations étaient une source importante de variation chez certaines espèces de saules, mais pas chez d’autres. Les saules « arbres » ont produit moins de jeunes pousses que les saules arbustifs. Cette enquête plurispécifique a démontré les effets des espèces fortes et du clonage sur la croissance. La variation chez différents groupes démographiques au sein d’une espèce, aussi importante soit-elle, était relativement petite; ainsi, des gains importants en matière de croissance et de rendement peuvent être réalisés par une sélection appropriée de clonage et d’espèces.

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