Publications du Service canadien des forêts

Climate, location, and growth relationships with wood stiffness at the site, tree, and ring levels in white spruce (Picea glauca) in the Boreal Plains ecozone. 2016. Sattler, D.F.; Stewart, J.D. Canadian Journal of Forest Research 46(10):1235-1245.

Année : 2016

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 37173

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjfr-2015-0480

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Résumé

Nous avons étudié le module d'élasticité (MoE) dérivé de SilviScan chez l'épinette blanche (Picea glauca (Moench) Voss) à l'échelle de la station, de l’arbre et du cerne annuel à travers l'écozone des plaines boréales au Canada. Des moyennes du MoE pondérées par la superficie ont été calculées pour le bois juvénile et le bois mature et ont été étudiées en relation avec la croissance radiale, le climat et la station. Les corrélations indiquent qu’il existe une relation négative entre la croissance radiale et le MoE dans le bois juvénile qui est détectable à l'échelle de la station et de l’arbre. Cependant, cette relation s’atténue dans le bois mature, particulièrement à l'échelle de la station. Peu de variables climatiques sont corrélées avec le MoE dans le bois juvénile tandis que de multiples variables climatiques d'été et d’automne sont significativement corrélées avec le MoE dans le bois mature. Un modèle décrivant le profil radial du MoE explique 58 % de la variabilité du MoE et 10 % de la variabilité aléatoire est attribuée aux différences entre les arbres. L’altitude et le bilan hydrique estival expliquent presque toute la variabilité entre les stations. Une diminution du MoE avec l’augmentation de l’altitude a été notée et a précédemment été reliée à une diminution de l'épaisseur de la paroi cellulaire due à une saison de croissance plus courte à plus haute altitude. L’intégration du modèle du profil du MoE dans un simulateur de croissance et rendement d’arbres individuels est la prochaine étape logique.

Résumé en langage clair et simple

La rigidité du bois est une caractéristique importante de la qualité du bois qui sert à déterminer la classe attribuée aux produits de bois d’œuvre. On mesure la rigidité par le module d’élasticité (MoE) : plus le MoE est élevé, plus le bois est rigide. L’épinette blanche est l’une des principales sources de bois d’œuvre au Canada, particulièrement pour les régions de la forêt boréale. Les aménagistes forestiers ont besoin d’information sur la variation de la rigidité du bois dans la forêt et sur la façon d’éviter les mesures d’aménagement qui réduirait la rigidité. Nous avons étudié les différences du MoE d’épinettes blanches issues de 25 sites de la forêt boréale de l’ouest représentant un éventail d’écotypes forestiers et d’altitudes. Nous avons déterminé que le MoE diminue à mesure que le taux de croissance augmente. Toutefois, cette tendance était observable principalement dans le bois juvénile des arbres et elle était moins évidente dans le bois mature externe. Par ailleurs, les conditions climatiques ont une incidence plus importante sur le MoE du bois mature que sur celui du bois juvénile. Nous avons conçu un modèle mathématique qui explique 58 % de la variation du profil radial du MoE de n’importe quel arbre. Les facteurs utilisés dans le modèle étaient le taux de croissance, le nombre d’anneaux de croissance, l’altitude et le bilan hydrique en été. Ce modèle peut être utilisé de concert avec des simulations de la croissance des arbres et du rendement en bois d’œuvre par ordinateur pour formuler des prévisions concernant la rigidité et le rendement du bois. Ces prévisions aideront les aménagistes forestiers à planifier les activités futures de manière à optimiser la production de bois d’œuvre de classe supérieure à partir d’épinettes blanches.