Publications du Service canadien des forêts

Robust Surveillance and Control of Invasive Species Using a Scenario Optimization Approach. Yemshanov, D.; Haight, R.G.; Koch, F.H.; Lu, B.; Venette, R.; Fournier, R.E.; Turgeon, J.J. Ecological Economics 133:86-98.

Année : 2016

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 36849

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.ecolecon.2016.11.018

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Résumé en langage clair et simple

L’incertitude concernant les futurs résultats des envahissements représente un obstacle majeur à la planification des programmes de gestion des espèces envahissantes. Nous présentons un modèle d’optimisation fondé sur des scénarios qui comprend l’incertitude sur la propagation d’un phytoravageur et optimise le déploiement des mesures d’enquête et d’éradication visant à réduire au maximum le nombre de plantes hôtes infestées et susceptibles de l’être demeurant dans le paysage. Le modèle tient compte des restrictions budgétaires du programme et des aspirations des décisionnaires visant à ralentir la propagation. Nous démontrons l’approche en réalisant des enquêtes de vérification et en allouant des efforts de traitement (c.-à-d., retrait des hôtes) à l’extérieur de la zone de quarantaine établie à la suite de la découverte d’une population résiduelle de longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis) en 2013 dans la région du Grand Toronto, en Ontario, au Canada. Nous utilisons les données historiques collectées à Toronto sur la propagation du longicorne asiatique pour produire un ensemble de scénarios stochastiques sur les envahissements qui caractérise l’incertitude relative à l’étendue et à l’incidence du ravageur sur la région du Grand Toronto. Nous utilisons ensuite ces scénarios dans notre modèle d’optimisation pour trouver des solutions rentables de déploiement d’enquêtes et de retrait des arbres visant à gérer la propagation du ravageur à l’extérieur de la zone de quarantaine. Notre modèle a permis de produire un plan à deux volets des emplacements étudiés. La plupart des enquêtes étaient concentrées sur des sites à haut risque à proximité de la zone de quarantaine, et un petit nombre était réalisé sur des sites à distance qui pourraient servir de foyer potentiel de propagation de l’insecte vers d’autres zones. On a constaté qu’il était optimal de dépenser un cinquième du budget du projet dans les enquêtes et le reste dans le retrait des arbres. En raison des contraintes budgétaires, les solutions optimales ne se concentrent pas toujours sur les sites d’enquête avec la plus importante pression des propagules ou la plus grande densité en hôtes, mais sont axées, dans certains cas, sur les sites avec des probabilités modérées d’arrivée du longicorne asiatique et de faibles densités d’hôtes. Notre approche peut être généralisée et permet de soutenir des décisions économiques concernant la surveillance et le contrôle des espèces envahissantes lorsque les connaissances sur la répartition actuelle et la potentielle propagation des espèces sont incertaines.