Publications du Service canadien des forêts

Further contributions to the longhorn beetle (Coleoptera, Cerambycidae) fauna of New Brunswick and Nova Scotia, Canada. 2016. Webster, R.P.; Alderson, C.A.; Webster, V.L.; Hughes, C.C.; Sweeney, J.D. ZooKeys 552: 109–122.

Année : 2016

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 36810

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.3897/zookeys.552.6039

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Résumé

Les seize espèces de Cerambycidae énumérées ci-après sont mentionnées pour la première fois comme étant présentes au Nouveau-Brunswick, au Canada : Arhopalus obsoletus (Randall), Atimia confusa confuse (Say), Callidium frigidum Casey, Phymatodes amoenus (Say), P. testaceus (Linnaeus), Neoclytus mucronatus mucronatus (Fabricius), Xylotrechus aceris Fisher, X. sagittatus sagittatus (Germar), Tylonotus bimaculatus Haldeman, Lepturges angulatus (LeConte), L. symmetricus (Haldeman), Urgleptes querci (Fitch), Oplosia nubile (LeConte), Eupogonius subarmatus (LeConte), Monochamus carolinensis (Olivier), et Pogonocherus parvulus LeConte. L’Urgleptes signatus (LeConte) et l’U. querci sont mentionnés pour la première fois comme étant présents en Nouvelle-Écosse. Tous les spécimens à l’exception de deux ont été capturés à l’aide de pièges Lindgren à 12 entonnoirs. Les espèces Xylotrechus aceris, T. bimaculatus, L. angulatus, L. symmetricus, U. signatus (N.-É.) et le P. parvulus ont été recueillies uniquement dans des pièges suspendus à bonne hauteur dans le houppier des arbres, et la plupart des individus d’O. nubile et de M. carolinensis ont été capturés dans le houppier. Les espèces Arhopalus obsoletus, A. c. confusa, C. frigidum, P. testaceus et X. s. sagittatus ont été capturées presque exclusivement dans des pièges déployés à 1 m au-dessus du tapis forestier. Ces résultats démontrent qu’il faut prélever des échantillons dans le houppier et au niveau du sous-étage lorsqu’on utilise des pièges pour étudier la diversité des Cerambycidae.

Résumé en langage clair et simple

Seize espèces de longicornes sont mentionnées pour la première fois comme étant présentes au Nouveau-Brunswick, et deux autres le sont en Nouvelle-Écosse (la présence de ces espèces n’y avait jamais été mentionnée ou documentée auparavant). Les longicornes se nourrissent sous l’écorce et dans le bois des arbres et arbustes hôtes. De nombreuses espèces de longicornes jouent un rôle écologique important en favorisant la dégradation et la décomposition des arbres morts ou moribonds, mais elles peuvent aussi entraîner le déclassement des billes entre le moment de la récolte et celui du sciage. Plusieurs espèces attaquent les arbres vivants qui sont affaiblis ou stressés, tandis que d’autres infestent les arbres sains. Certaines espèces sont des ravageurs forestiers importants. Ainsi, le longicorne asiatique est un ravageur envahissant qui menace les érables et d’autres feuillus dans plusieurs régions du monde où il s’est établi depuis l’Asie, d’où il est originaire. Le présent article vise principalement à accroître nos connaissances sur la diversité et la composition de la faune de longicornes au Canada. Plus nous en saurons sur la répartition et la composition de notre entomofaune forestière, plus nous serons en mesure de déceler les changements liés à l’abondance et à la répartition des espèces occasionnés par les perturbations forestières (p. ex. changements climatiques ou établissement d’espèces envahissantes). La plupart des spécimens des espèces de longicornes mentionnées dans le présent article ont été capturés dans des pièges appâtés avec des phéromones sexuelles ou des phéromones d’agrégation (composés chimiques émis par les insectes pour attirer les membres de leur propre espèce, du sexe opposé ou des deux sexes, employés seuls ou en mélange) et de l’éthanol, que dégagent naturellement les arbres, en particulier ceux qui sont stressés. Certaines espèces ont été capturées uniquement dans des pièges suspendus à bonne hauteur dans les arbres (houppier), tandis que d’autres ont été récoltées exclusivement dans les pièges déployés près du sol (sous-étage). Ces résultats montrent donc la nécessité de prélever des échantillons dans le houppier et au niveau du sous-étage pour déterminer les espèces de longicornes qui y sont présentes.

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