Publications du Service canadien des forêts

Fuel size impacts on carbon residuals and combustion dynamics in masticated woody debris. 2016. Thompson, D.K.; Schiks, T.J.; Wotton, B.M. Forest Ecology and Management 369(2016):59-65.

Année : 2016

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 36794

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1016/j.foreco.2016.03.029

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Résumé en langage clair et simple

Déchiqueter des arbres entiers dans la forêt boréale ou les réduire en paillis afin de limiter les combustibles en cas d’incendie est une pratique de plus en plus courante au Canada, en particulier à proximité des établissements humains, pour les protéger contre le feu. Toutefois, il n’y a aucune norme établie concernant la taille des copeaux et nous ne savons pas dans quelle mesure celle-ci influe sur le taux de combustion et sur le carbone qui reste après un incendie. Nous avons mené une étude en laboratoire pour déterminer à quel point la taille et la teneur en humidité des copeaux influent sur le taux de combustion, ainsi que la qualité et la quantité de matière partiellement brûlée qui reste. L’étude nous a permis de conclure que le paillis constitué de gros copeaux (de 1 à 3 centimètres de largeur) brûlait aussi complètement que le paillis constitué de petits copeaux et que le feu y passe une proportion de temps à couver et à flamber comparable. Toutefois, la teneur en humidité a une incidence : le paillis humide a brûlé plus lentement et le feu a couvé plus longtemps qu’il n’a flambé. Il est resté deux fois plus de matière résiduelle après le feu dans le cas du paillis constitué de gros copeaux et ces particules avaient une teneur plus élevée en carbone; autrement dit, elles étaient moins susceptibles de se décomposer ultérieurement. La production de « carbone noir » (une forme de carbone qui persiste longtemps et qui résiste à la décomposition) n’a pas été influencée par la taille des particules ou par la teneur en humidité, mais elle l’a été par la durée et la chaleur de combustion du paillis. Cette étude en laboratoire peut guider les aménagistes responsables du déchiquetage des arbres aux fins de protection contre les feux de forêt à réduire les combustibles et accroître la quantité de matière résiduelle grâce à l’utilisation de copeaux plus gros et ayant une teneur en humidité modérée.

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