Publications du Service canadien des forêts

Vertical distribution of three longhorned beetle species (Coleoptera: Cerambycidae) in burned trees of the boreal forest. Cadorette-Breton, Y.; Hébert, C.; Ibarzabal, J.; Berthiaume, R.; Bauce, É. 2016. Can. J. For. Res. 46:564-571.

Année : 2016

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 36615

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2015-0402

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Résumé

Cette étude visait à caractériser la répartition verticale des larves de longicornes dans des arbres brûlés de la forêt boréale de l’est du Canada. Des épinettes noires (Picea mariana (Mill.) Britton, Sterns & Poggenb.) et des pins gris (Pinus banksiana Lamb.) brûlés à trois degrés de sévérité ont été coupés et des bûches de 30 cm ont été récoltées, à partir du sol jusqu’à une hauteur de 9.45 m. Les bûches ont été écorcées et disséquées pour récolter les larves d’insectes. Les résultats révèlent que les trois espèces les plus abondantes de longicornes montraient une ségrégation verticale sur le pin gris et l’épinette noire brûlés, mais que la section ayant la plus grande valeur commerciale était fortement infestée par des larves de longicorne. La densité larvaire de Monochamus scutellatus scutellatus (Say) et celle d’Acmaeops proteus proteus (Kirby) pourraient être liées à l’épaisseur de l’écorce, qui dépend elle aussi de la sévérité du feu. Les peuplements d’épinette noire légèrement brûlés étaient les plus infestés et devraient être récupérés seulement s’ils sont faciles d’accès et peuvent ainsi être rapidement récupérés et traités à l’usine. Les peuplements plus gravement brûlés devraient être récupérés plus tard, car ils sont moins affectés par les longicornes, de même que le pin gris qui est moins infesté que l’épinette noire. Le rôle écologique des souches devrait être étudié davantage car elles pourraient conserver une valeur écologique même après la coupe de récupération puisque Arhopalus foveicollis (Haldeman) les utilisent spécifiquement.

Résumé en langage clair et simple

En étudiant des épinettes noires et des pins gris brûlés, les chercheurs ont observé que la partie de l’arbre ayant la plus grande valeur commerciale était fortement infestée par des larves de longicorne noir. Elles y creusent des galeries, ce qui diminue la valeur marchande de la tige.

Dans la forêt boréale de l’est du Canada, les peuplements d’épinettes noires légèrement brûlés étaient les plus infestés. Ils devraient donc être récupérés seulement si la coupe et leur traitement à l’usine peuvent être faits rapidement, optimalement dans les trois mois suivant un feu. La facilité d’accès aux peuplements récemment brûlés est donc un facteur important dans la valeur commerciale du peuplement.

Les peuplements d’épinettes noires plus gravement brûlés et les peuplements de pins gris (peu importe leur intensité de brûlage) peuvent quant à eux être récupérés plus tard, car ils sont moins attaqués par les longicornes.

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