Publications du Service canadien des forêts

Assessing the influence of climate–water table interactions on jack pine and black spruce productivity in western central Canada. 2015. Bouriaud, O.; Frank, D.; Bhatti, J.S. Ecoscience 21(3-4):315-326.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 36521

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.2980/21-(3-4)-3707

† Ce site peut exiger des frais.

Sélectionner

Résumé

Résumé : Les changements prévus dans les régimes de température et de précipitations pour les régions boréales risquent d’affecter profondément la productivité des arbres croissant sur des sols saturés d’eau qui sont présents dans de vastes zones de la forêt boréale du Canada. Les conséquences des variations climatiques sur la productivité dépendent probablement de l'écologie des sites et diffèrent également entre les espèces. Pour étudier les réponses potentielles au climat selon les sites, nous avons comparé la croissance de pins gris (Pinus banksiana) le long d'un transect ayant des conditions climatiques similaires allant de la bordure d’une tourbière minérotrophe à une crête sableuse. Des épinettes noires (Picea mariana) ont aussi été échantillonnées en bordure de la tourbière afin de comparer la sensibilité des 2 espèces. Les variations de croissance entre les années et les décennies ont été analysées à partir des cernes annuels des arbres. Notre étude a montré que la réponse au climat variait substantiellement entre les sites, mais que de façon étonnante les arbres en bordure de la tourbière étaient très sensibles aux fluctuations dans les précipitations autant à l’échelle interannuelle que décennale. Les épinettes noires étaient plus sensibles aux variations climatiques que les pins gris des mêmes sites. Notre étude a également mis en évidence une réponse très modérée des arbres à la température même dans le site le plus sec. Chez les 2 espèces, les signaux décennaux indiquaient que les précipitations étaient un important facteur contrôlant la productivité, et ce, indépendamment des contraintes liées à la nappe phréatique. Ces résultats suggèrent que le réchauffement climatique prévu est une moins grande menace à la productivité forestière des zones de tourbières que les fluctuations dans le régime des précipitations. Les changements dans les précipitations auront probablement des conséquences beaucoup plus grandes autant à l’échelle interannuelle que décennale que les modifications prévues de la température.

Résumé en langage clair et simple

La forêt boréale pourrait être profondément perturbée par le changement des conditions climatiques. Cette étude a été menée afin de comprendre l’effet possible des variations de température et de précipitation sur la croissance des différentes espèces d’arbres et les arbres poussant dans différents types de sols. Pour ce faire, les scientifiques ont regardé les anneaux de croissance annuelle de deux espèces d’arbre : des pins gris poussant dans des sites où le degré d’humidité variait, du bord d’une tourbière jusqu’à une crête sablonneuse, et des épinettes noires poussant sur le bord de la tourbière. L’étude a montré quels étaient les arbres les plus sensibles aux changements des conditions climatiques — c’est-à-dire les arbres dont la croissance se modifie le plus quand la température ou les précipitations changent. Elle a permis de constater que les arbres poussant dans les sites les plus humides (bord de tourbière) et les plus secs (crête sablonneuse) sont les plus sensibles aux changements de précipitations, année après année pendant des décennies. Il était surprenant de voir que la croissance des arbres est influencée par les précipitations, même au bord des tourbières, qui sont très humides dans tous les cas. Les épinettes noires sont considérablement plus sensibles que les pins gris, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’ils ont des systèmes racinaires différents. Il semble que les changements de précipitations perturbent davantage la croissance des arbres que les changements de température. Des températures plus élevées ne seraient donc pas une menace aussi grande qu’une sécheresse.