Publications du Service canadien des forêts

Relevance of Bt toxin interaction studies for environmental risk assessment of genetically modified crops. 2015. De Schrijver, A.; De Clercq, P.; de Naagd, R.; van Frankenhuyzen, K. 2015. Plant Biotechnology Journal 13: 1221-1223.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 36437

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé en langage clair et simple

Des cultures importantes sur le plan économique telles que le coton et le maïs sont génétiquement modifiées pour éliminer les insectes nuisibles afin que les cultivateurs n’aient pas besoin de vaporiser des insecticides. Cette pratique est généralement réalisée en insérant un gène de bactérie tueuse d’insectes (Bt), qui exprime une protéine insecticide dans les tissus de la culture. L’utilisation à grande échelle des cultures Bt pendant plus de vingt ans a poussé certains insectes nuisibles à s’immuniser contre la protéine toxine. Les sociétés telles que Monsanto créent à présent des cultures qui produisent plusieurs toxines Bt à la fois, ce qui rend l’immunisation des insectes nuisibles plus difficile. L’approbation des cultures Bt par les agences de réglementation du monde entier exige qu’il soit démontré que les cultures génétiquement modifiées n’ont pas d’effets négatifs sur l’écosystème des cultures, par exemple en tuant par inadvertance des insectes non nuisibles qui pourraient être bénéfiques. Les agences de réglementation utilisent généralement des données publiées sur l’activité insecticide de protéines individuelles pour évaluer le risque environnemental des cultures Bt. Les préoccupations résident dans le fait que les cultures expriment des protéines multiples qui peuvent avoir des répercussions sur les insectes non nuisibles plus graves que les effets des toxines individuelles. Dans cet article, nous examinons les données publiées sur la manière dont les toxines Bt interagissent pour affecter les insectes cibles et non-cibles. Nous en avons conclu que nous ne disposons pas de connaissances suffisantes sur les interactions des toxines Bt pour prédire de manière sûre quelles seront les répercussions des combinaisons de toxines particulières sur les espèces non nuisibles, et nous recommandons que les agences de réglementation exigent un test direct sur les espèces sélectionnées.

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