Publications du Service canadien des forêts

Morphology of antennal sensilla of the brown spruce longhorn beetle, Tetropium fuscum (Fabr.) (Coleoptera: Cerambycidae). 2015. MacKay, C.A.; Sweeney, J.D.; Hillier, N.K. Arthropod Sturcture & Development 49(5): 469-475.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 36312

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.asd.2014.04.005

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Résumé

La sensille antennaire du longicorne brun de l’épinette (Tetropium fuscum) [Fabr.] (Coleoptera : cérambycidés) a été examinée en mettant un accent particulier sur les sensilles présentes sur les flagellomères de la partie apicale. Les antennes de T. fuscum sont composées de 11 segments, à savoir le scape, le pédicelle et neuf flagellomères. Neuf types de sensilles ont été observées : trois types de sensilles chaétiques, sensilles trichoïdes, deux types de sensilles basiconiques, sensilles cannelés, sensilles à parois épaisses et soies Böhm. Sept de ces types étaient présents sur les flagellomères de la partie apicale, les exceptions étaient sensilles chaétiques de type 3 et soies Böhm. Il n’y avait pas de différences importantes dans la répartition ou la densité des sensilles présentes sur la neuvième flagellomère des mâles et des femelles, à l’exception du fait que les mâles présentaient beaucoup plus de sensilles chaétiques de type 1, qui sont proposés comme étant les chimiorécepteurs de la personne-ressource putative pour T. fuscum.

Résumé en langage clair et simple

Le longicorne brun de l’épinette (Tetropium fuscum) est un ravageur forestier envahissant originaire d’Europe qui s’est établi en Nouvelle-Écosse, où il infeste et tue des épinettes matures et affaiblies. Comme de nombreux autres insectes, le longicorne brun de l’épinette utilise différents signaux chimiques tels des phéromones (pour trouver des partenaires sexuels) et des composés volatils émis par les plantes hôtes (pour repérer des arbres appropriés pour y déposer ses œufs et assurer la pérennité de l’espèce). Il détecte ces signaux chimiques à l’aide de cellules spécialisées appelées neurones récepteurs olfactifs (NRO) situées sur ses antennes. En d’autres mots, les antennes du longicorne jouent le même rôle que notre nez et détectent les « bonnes » et les « mauvaises » odeurs ou, en d’autres mots, les odeurs émises par les plantes que l’insecte peut consommer et par celles qu’il doit éviter. Nous pouvons exploiter cette particularité en lutte antiparasitaire. Ainsi, on utilise des pièges comportant un appât de phéromone pour suivre la dispersion et préciser la répartition du longicorne brun de l’épinette, et il a été démontré que l’application généralisée de fuscumol permet de réduire le succès d’accouplement du ravageur. L’objectif de cette étude consistait à accroître notre compréhension fondamentale de la façon dont le longicorne brun de l’épinette utilise ses NRO pour percevoir les différents types de signaux olfactifs, plus spécifiquement le fuscumol et les composés volatils émis par les espèces hôtes et non hôtes. Nous avons constaté que 15 % des NRO réagissent uniquement au fuscumol, ce qui donne à croire que ces neurones spécialisés sont reliés directement à des régions spécifiques à l’égard de la phéromone dans le cerveau. Nous avons toutefois observé qu’un pourcentage additionnel de 16 % de RNO réagissait à la fois au fuscumol et à au moins un autre composé, ce qui semble indiquer que les RNO spécifiques à la phéromone ne sont pas les seules structures permettant au longicorne de percevoir sa phéromone. Parmi tous les composés testés, c’est le linalol, substance chimique émise par les épinettes stressées, qui a induit le plus de réponses. Les recherches visant à accroître notre compréhension de la façon dont le longicorne brun de l’épinette perçoit les signaux olfactifs pourraient mener à la découverte de nouvelles méthodes d’application des phéromones et des composés volatils émis par les plantes hôtes ou à l’amélioration des méthodes existantes et favoriser leur utilisation dans le cadre de stratégies de lutte antiparasitaire.