Publications du Service canadien des forêts

Size-dependent realized fecundity in two Lepidopteran capital breeders. 2015. M. Rhainds. Environmental Entomology 44(4):1193-1200.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 36301

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé

La taille du corps est liée à la fécondité potentielle des obtentions s’appuyant sur des injections de capitaux, mais les fonctions dépendant de la taille de la fécondité réalisée peuvent être touchées par des pertes reproductives en raison d’un problème d’accouplement ou de limites du temps d’oviposition (nombre d’œufs restant dans l’abdomen des femelles à la mort). L’évaluation du bilan d’adultes prélevés sur le terrain après leur mort naturelle représente une bonne approche à utiliser pour quantifier l’incidence de la taille du corps sur la fécondité réalisée. Cette approche est utilisée ici pour deux lépidoptères pour lesquels des données reproduites sur le terrain sont disponibles : la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana), Clemens (Tortricidés) et la chenille burcicole Metisa plana, Walker (Psychidae). Des tordeuses des bourgeons femelles mortes ont été recueillies sur des plateaux placés sous le couvert des arbres à quatre endroits. La plupart des femelles se sont accouplées au cours de leur vie (présence d’un spermatophore dans la spermathèque), et la taille du corps n’a pas eu d’effet sur l’échec de l’accouplement. La limite du temps d’oviposition était le principal facteur limitant la fécondité réalisée des femelles, et son incidence était indépendante de la taille du corps à trois des quatre emplacements. La fécondité réalisée et potentielle des femelles chenilles burcicoles augmentait de façon linéaire avec la taille du corps. Les chenilles burcicoles femelles sont néoténiques et se reproduisent dans un cocon; par conséquent, les paramètres liés à la traçabilité de la fécondité réalisée sont particulièrement élevés. Pour chacune des cinq générations consécutives de chenilles burcicoles, la probabilité de reproduction augmentait avec la taille du corps, ce qui fait que les femelles mortes vierges étaient principalement des individus petits et moins féconds. L’incidence de la perte de reproduction dépendant de la taille est comparée pour les deux organismes en ce qui a trait à la théorie du cycle biologique et à la dynamique de la population, en mettant l’accent sur l’incidence de la motilité différentielle des femelles sur les conséquences sur l’évolution et l’écologie de la fécondité réalisée dépendant de la taille

Résumé en langage clair et simple

Cette étude visait à déterminer les relations entre la taille corporelle et la fécondité totale chez deux espèces de lépidoptères (tordeuse des bourgeons de l’épinette, Tortricidae; chenille burcicole, Psychidae) qui partagent divers caractères liés au cycle vital (défoliation d’arbres pérennes, comportement de ballooning chez les chenilles, polyphagie, dépôt au hasard des œufs sous forme de masses, dynamique des populations à fluctuations éruptives) mais présentent des systèmes de reproduction distincts. Les chenilles burcicoles femelles sont néoténiques et se reproduisent à proximité de leur site d’alimentation larvaire, tandis que les tordeuses des bourgeons de l’épinette femelles migrent souvent sur de grandes distances après avoir pondu environ 50 % de leurs œufs. D’après l’approche interspécifique mise au point dans le cadre de l’étude, l’abondance et le taux de reproduction estimé des tordeuses des bourgeons de l’épinette femelles semblent d’une utilité limitée pour prédire les futures densités larvaires en raison de l’incertitude entourant la nature et l’ampleur des déplacements migratoires. De façon précise, il m’apparaît préférable de ne pas utiliser le rapport du nombre d’œufs au nombre de chrysalides pour estimer le taux de reproduction de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.