Publications du Service canadien des forêts

A comparative evaluation of the application of somatic embryogenesis, rooting of cuttings, and organogenesis of conifers. 2015. Bonga, J.M. Canadian Journal of Forest Research 45: 379-383.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 36158

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2014-0360

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Résumé

La propagation végétative des conifères a trouvé une application industrielle à grande échelle via l'embryogenèse somatique (ES), l'enracinement de boutures et l'organogenèse. Toutes ces méthodes permettent d'obtenir un gain génétique mais l'ES procure le gain maximum, surtout parce que les cultures d'ES peuvent être congelées. Cela permet de tester au champ sur une longue période les plants dérivés d'une partie de chaque lignée cellulaire tandis que le reste de chaque lignée est conservé dans un état juvénile par cryoconservation pour usage ultérieur. De cette façon il est possible de sélectionner les plants qui performent le mieux au sein des meilleures familles. Dans le cas des boutures racinées et de l'organogenèse, le gain génétique est généralement basé sur la moyenne de la famille, ce qui est moins performant. Cependant, l'ES a ses limites, principalement parce qu'avec plusieurs espèces l'initiation, la maturation ou le taux de germination sont trop lents pour être efficaces. Par conséquent, dans le cas de plusieurs espèces l'option de propagation clonale préférée demeure l'enracinement de boutures ou l'organogenèse. Si on arrive à développer des méthodes pour conserver dans un état juvénile prolongé les ortets utilisés pour l'enracinement de boutures ou l'organogenèse, ou si les progrès dans la technologie des marqueurs atteignent un point où la sélection intrafamiliale devient possible sans avoir recours à la cryoconservation, l'enracinement de boutures et l'organogenèse vont procurer le même gain génétique que l'ES.

Résumé en langage clair et simple

L’importance des plantations forestières tient à leur rentabilité ainsi qu’à leur grande productivité par unité de surface. Par le passé, les vergers à graines produisaient des semences génétiquement améliorées par la sélection, et ces graines servaient à maximiser la productivité des plantations. Malheureusement, l’amélioration génétique des arbres par sélection est un processus très lent en raison du long cycle de reproduction de la plupart des espèces d’arbres forestiers. Par conséquent, la foresterie clonale gagne en popularité comme complément pour l’amélioration génétique des plantations. À l’échelle industrielle, la propagation clonale peut se faire par : 1) embryogenèse somatique (technique de culture de tissus dans laquelle des embryons de graines sont clonés en grand nombre); 2) enracinement de boutures (technique par laquelle on laisse s’enraciner des fragments de rameaux, qui forment alors une nouvelle plante); 3) organogenèse (technique de culture de tissus dans laquelle de petites pousses se forment et s’enracineront ensuite). Parmi ces trois technologies, l’embryogenèse somatique est celle qui peut le plus améliorer le bagage génétique, mais elle n’est pas efficace avec toutes les espèces commerciales de conifères. Dans cette synthèse, nous comparons les trois techniques clonales et prévoyons qu’avec les progrès de la biotechnologie, l’enracinement des boutures et l’organogenèse pourraient éventuellement mieux contribuer à l’amélioration du bagage génétique, même celui des espèces d’arbres chez lesquelles l’embryogenèse somatique n’est pas efficace.

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