Publications du Service canadien des forêts

The impact of root exclusion on duff moisture and fire danger. 2015. Thompson, D.K.; Studens, J.; Krezek-Hanes, C.; Wotton, B.M. Canadian Journal of Forest Research 45(8):978-986.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 36083

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2014-0397

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Résumé en langage clair et simple

La méthode actuellement utilisée pour l’évaluation des dangers de feux de forêt au Canada tient compte uniquement de la perte d’eau dans l’atmosphère, mais ne tient pas directement compte de l’assèchement de l’humus du tapis forestier. En effet, en plus de l’eau qui s’évapore dans l’atmosphère, une certaine quantité d’eau est prélevée par les arbres. Nous avons réalisé une expérience de manipulation dans trois peuplements forestiers situés près de Sault Ste. Marie, en Ontario, en vue de quantifier le rôle du prélèvement direct d’eau dans l’humus par les arbres. Dans les parcelles manipulées, nous avons entouré un bloc d’humus d’une couche de géotextile perméable à l’eau, de façon à permettre la circulation de l’eau, mais à exclure les racines des arbres et à empêcher qu’elles prélèvent de l’eau. Avant l’apparition des feuilles au printemps, le taux d’humidité des parcelles manipulées était le même que celui des parcelles-témoins; après l’apparition des feuilles, nous avons observé une diminution de 30 % du taux d’assèchement après les précipitations dans les parcelles manipulées. Nous avons évalué le risque de combustion lente de l’humus au moyen de modèles mathématiques existants fondés sur le taux d’humidité et la densité. Selon ces modèles, les parcelles-témoins présentaient un risque élevé de combustion lente durant en moyenne 72 jours par année, alors que les parcelles manipulées, plus humides, présentaient un risque élevé de combustion lente durant seulement 14 jours par année. La présente étude de manipulation aura des répercussions sur la modélisation de l’inflammation de l’humus dans les peuplements Intelli-feu, car elle simule les effets de l’éclaircissement des arbres réalisé dans ce type de peuplements.

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